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Faible mobilisation des électeurs pour la présidentielle

Invités à désigner leur président ce dimanche, les Congolais se sont rendus aux urnes en petit nombre. Le chef de l'État sortant, Denis Sassou-Nguesso, est pratiquement assuré de remporter le scrutin.

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AFP - Les Congolais se sont rendus aux urnes dimanche, dans le calme mais timidement, pour élire leur président, le sortant Denis Sassou Nguesso faisant figure de grand favori face à douze adversaires, dont plusieurs ont appelé au boycottage du scrutin.

Denis Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 cumulés à la tête du pays, est soutenu par une centaine de partis et d'associations formant le Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP). Son ex-ministre des Finances, devenu un opposant radical, Mathias Dzon, 62 ans, est considéré comme son principal adversaire.

Si aucun candidat n'obtient plus de 50% des suffrages exprimés, un second tour sera organisé à une date encore non déterminée.

 

Officiellement, 2,2 millions de Congolais -sur 3,6 millions d'habitants- sont appelés à voter, un chiffre contesté par l'opposition selon laquelle le fichier électoral a été "gonflé" au profit du président sortant.

Le dépouillement des bulletins de vote a débuté après la fermeture des bureaux, peu après 18H00 (17H00 GMT), à l'issue d'une journée sans incidents et sans grande affluence aux urnes.

C'était le cas notamment à Pointe-Noire (sud), capitale économique, à Gamboma (département des Plateaux, centre), réputé fief de l'opposition, et à Brazzaville, où le décompte des voix se déroulait à la lumière de lampes à pétrole et bougies dans plusieurs quartiers, faute d'électricité.

"Tout s'est bien déroulé. Il y a eu un vote massif à l'intérieur", a assuré à l'AFP le président de la Commission d'organisation nationale des élections (Conel), Henri Bouka. "J'attends d'avoir plus d'éléments pour pouvoir me prononcer à propos de Brazzaville".

D'après plusieurs observateurs, le scrutin devrait pourtant être marqué par une forte abstention, estimée à "plus de 90%" par l'opposant Mathias Dzon et cinq candidats alliés, un "record" selon eux.

"Par ce fort taux d'abstention, les Congolais épris de justice et de paix ont exprimé le rejet" du régime du président sortant, ont-ils affirmé dans une déclaration commune, faisant état également de fraudes et réclamant un nouveau scrutin.

 

 
Le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault, a réfuté ces allégations: "Ce que l'opposition déclare à propos des fraudes massives est inexact et incohérent", a-t-il affirmé à l'AFP, indiquant que "près de 170 observateurs internationaux" étaient déployés sur le terrain à l'occasion du scrutin.

Le candidat Denis Sassou Nguesso avait voté peu après 11H00 à Ouenzé (nord de Brazzaville), faisant le "V" de la victoire à son arrivée et en quittant les lieux. Il n'avait fait aucune déclaration mais un de ses porte-parole, Thierry Moungalla, avait revendiqué à la mi-journée une participation "correcte".

L'opposant modéré Nicéphore Fylla de Saint-Eudes avait de son côté relevé des "incorrections", sans plus de détails, tout en soulignant que le vote se déroulait "bien".

Mathias Dzon et cinq alliés en lice ont plusieurs fois demandé le report du scrutin et appelé au boycottage, sans retirer leur candidature. Ils ont régulièrement dénoncé le fichier électoral, également décrié par des diplomates et des ONG.

"Vu les standards internationaux, avec une telle population, le Congo aurait un corps électoral d'environ 1,6 million d'électeurs", le fichier officiel de 2,2 millions d'électeurs est "grotesque", avait ainsi estimé samedi Roger Bouka Owoko, directeur exécutif de l'OCDH.

Le président de la Conel avait rejeté ces déclarations, soutenant que "les listes électorales (étaient) pour l'essentiel sincères".

D'après la commission électorale, des résultats provisoires devraient être disponibles "trois à quatre jours au maximum" après le scrutin.

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