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AÉRONAUTIQUE

Yemenia échappe à une inscription sur la liste noire de l'UE

Texte par : Dépêche
3 min

L'Union européenne (UE) n'a pas inscrit la compagnie Yemenia, dont un avion s'est abîmé en mer le 30 juin au large des Comores, sur la liste de celles qui sont interdites sur son territoire. Quatre compagnies indonésiennes en ont été retirées.

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AFP - La Commission européenne a annoncé mardi le retrait de quatre compagnies aériennes indonésiennes de la liste noire de l'UE, dont la compagnie nationale Garuda, mais n'y a pas inclus Yemenia, dont un avion vient de s'abîmer près des côtes comoriennes.

Le comité pour la sécurité aérienne de l'UE a décidé de lever l'interdiction de desservir l'Europe aux compagnies aériennes indonésiennes Garuda Indonesia, Airfast, Mandala et Premiair "car elles répondent aux normes de sécurité internationales", a expliqué la Commission dans un communiqué.

"Les améliorations et réalisations importantes de l'autorité indonésienne de l'aviation civile sont reconnues dans le domaine de la sécurité", a-t-elle précisé.

L'Union européenne avait interdit en juin 2007 à toutes les compagnies indonésiennes d'emprunter son espace aérien, après un rapport critique de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Ce bannissement avait été décidé à la suite de plusieurs accidents aériens, dont celui en janvier 2007 d'un appareil d'Adam Air, qui s'était écrasé au large de l'île de Sulawesi en Indonésie, tuant les 102 personnes qui se trouvaient à bord.

La même année, en mars, un avion de Garuda Indonesia s'était aussi écrasé à Java.

En revanche, la compagnie yéménite Yemenia, dont un Airbus s'est abîmé le 30 juin en mer près des Comores, n'a pas été inscrite sur cette liste dans l'attente des résultats de l'enquête.

"Les travaux (à son sujet) se poursuivent avec diverses réunions prévues pour comprendre la situation", a précisé un porte-parole du commissaire européen aux Transport, Antonio Tajani.

"Ce n'est pas un accident qui détermine si une compagnie va dans la liste", avait expliqué M. Tajani dès la semaine dernière. "Nous devons lui donner droit à la défense", avait-il expliqué.

"Si elle nous donne les bonnes réponses, alors elle ne sera pas inscrite sur la liste noire", a-t-il souligné, "mais si l'évaluation technique de la compagnie est négative, alors elle sera dans la liste".

A l'inverse, deux nouveaux pays font leur apparition sur la liste noire, la Zambie et le Kazakhstan, "en raison de problèmes de sécurité constatés dans le système de surveillance".

Cette liste européenne, régulièrement actualisée, comprend quelque 200 compagnies interdites de vol en Europe, ou objet de restrictions.

La plupart sont basées en Afrique, notamment en Angola, au Bénin, en Guinée équatoriale, au Liberia, en Sierra Leone, au Swaziland, ou encore en République démocratique du Congo.

Sa publication survient alors qu'un débat est en cours sur l'opportunité d'instaurer une liste noire mondiale des compagnies aériennes dangereuses, afin d'écarter les "avions poubelles". La question a été relancée à la suite de l'accident de l'appareil de Yemenia, et la Commission européenne soutient l'idée.

"Nous ne tolérerons pas que des compagnies aériennes se conforment à des normes différentes à l'intérieur et à l'extérieur de l'Europe", a dit mardi M. Tajani.

"Ces compagnies peu sûres ne devraient être autorisées à voler nulle part (...) Nous devrions évoluer progressivement vers une stratégie axée sur la coopération internationale", a-t-il dit.

Toutefois, l'OACI est réservée et pense qu'une aide aux pays déficients pour se mettre à niveau serait plus efficace.

 

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