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ESPACE

Les États-Unis fêtent les 40 ans de la conquête de la Lune

Texte par : Guillaume MEYER
4 mn

Les Etats-Unis célèbrent l'événement le plus ambitieux jamais réalisé dans l'espace: le 20 juillet 1969, Amstrong et Aldrin devenaient les premiers hommes à marcher sur la Lune sous les yeux de centaines de millions de téléspectateurs.

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Il y a 40 ans, les Américains Neil Armstrong et Buzz Aldrin devenaient les premiers hommes à marcher sur la Lune. Ensuite, les missions se sont succédées mais depuis 1972 aucun humain ne s’est rendu sur la Lune, les priorités étant ailleurs pour la NASA.

L’agence spatiale américaine envisage désormais de retourner sur la Lune, mais 40 ans plus tard, le public américain est-il toujours aussi fasciné par les voyages dans l’espace ?

Avec plus de 7 millions de visiteurs par an, le musée de l’Air et de l’Espace de Washington est le premier musée des Etats-Unis et l’un des plus visités au monde.

Et la star est l’authentique capsule Apollo 11, celle qui a ramené sur Terre les astronautes qui ont marché sur la Lune.

Aimee Segal et son fils Sam, 4 ans, n’en croient pas leurs yeux : "A la maison on parle beaucoup de l’espace et des premiers pas sur la Lune", dit la mère. "Et moi j’ai un livre, j’ai un livre sur la Lune", interrompt le petit Sam, en admiration devant la capsule Apollo.

Plus loin, on s’entraîne à la récolte de pierres lunaires.

Parmi les enfants, il y a peut-être un astronaute en herbe.

C’est en tout cas ce qu’espère Brent Gary, géologue au musée de l’Air et de l’Espace. Il planche sur le développement des futurs véhicules lunaires.

"Quand je demande à un enfant s’il veut conduire cet engin sur la Lune, il me répond généralement avec de grands yeux. C’est ça qu’il faut faire : intéresser les enfants, les passionner maintenant. Comme ça quand ils auront fini l’université, eux aussi voudront aller sur la Lune et achever ce que Buzz, Neil et les autres astronautes d’Apollo ont commencé."

La NASA veut retourner sur la Lune d’ici 2020. Mais l’agence spatiale devra se battre pour son financement.

Alors que l’économie américaine est en crise, des sondages suggèrent que le public ne voit plus l’exploration spatiale comme une priorité. Un argument que rejette Karen Cramer, de la National Space Society. Elle a grandi au rythme des voyages vers la Lune.

"A l’époque on allait sur la Lune tous les 6 mois. Et puis plus rien ! C’est n’importe quoi, on aurait du continuer ces voyages !", regrette-t-elle.

Karen Cramer demande la colonisation et l’exploitation de l’astre lunaire.

Elle y verrait bien une base de lancement pour des voyages vers d’autres planètes mais aussi des panneaux solaires pour fournir de l’électricité à la Terre : "La Lune c’est l’autre moitié de notre planète. Elle est aussi grande que l’Afrique, c’est comme avoir un continent supplémentaire, un continent qu’on devrait exploiter pour ses ressources."

Retourner sur la Lune et y rester. Karen Cramer y croit… même si pour l’instant elle doit se contenter de ses maquettes d’Apollo 11.

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