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IRAN

L'opposition sollicite l'intervention des chefs religieux

Texte par : Dépêche
3 min

Dans un communiqué commun, les chefs de l'opposition iranienne demandent aux dignitaires religieux d'empêcher les autorités de "poursuivre la répression" qui a cours depuis la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin.

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AFP - Les chefs de l'opposition en Iran ont demandé samedi aux dignitaires religieux de mettre un terme à la "répression" menée par les autorités depuis les manifestations consécutives à la présidentielle contestée de juin, alors que deux journaux annoncent la mort d'un détenu.

"Nous attendons de vous, les plus hauts dignitaires religieux, que vous rappeliez aux autorités les conséquences nocives du non respect de la loi, et que vous les empêchiez de poursuivre la répression dans la République islamique", peut-on lire dans le communiqué signé des deux ex-candidats à la présidentielle Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi et de l'ancien président réformateur Mohammad Khatami.

Ce texte a été mis en ligne sur le site Ghalamnews de M. Moussavi et celui du parti de M. Karoubi, Etemad Melli. Les deux hommes ont condamné les fraudes massives qui ont selon eux entaché la réélection de Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin.

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre ce scrutin les rue dans les semaines qui ont suivi, marquant la plus grave crise de l'histoire de la République islamique, au cours de laquelle au moins 20 personnes ont péri.

Les autorités ont fait état d'un peu plus d'un millier d'arrestations, contre plusieurs milliers selon des organisations de défense des droits de l'Homme.

Les leaders de l'opposition ont accusé le régime de "barbarie", dénonçant des "méthodes d'interrogatoire qui rappellent l'ère obscure du shah".

"Comment peut-on prétendre que le système est clément, que l'on est adepte de la religion de Mahomet alors qu'on reste silencieux face à toute cette violence et cette barbarie ?"

La presse du camp réformateur a par ailleurs rapporté samedi la mort d'un manifestant arrêté lors des rassemblement commémorant la révolte étudiante de juillet 1999.

"Mohsen Ruholamini, arrêté lors des rassemblements du 9 juillet, a été tué" en détention, selon le quotidien Etemad. Un autre journal, Etemad Melli, affirme que la famille de Ruholamini a été "informée du martyre de son fils il y a trois nuits".

Les journaux précisent que le jeune homme de 25 ans était le fils d'Abdolhossein Ruholamini, un conseiller du quatrième candidat à la présidence, Mohsen Rezai, ancien chef des Gardiens de la révolution.

Des rassemblements ont eu lieu en juillet, notamment le 9, pour commémorer la sanglante répression des émeutes étudiantes.

Dans une lettre ouverte au ministre des Renseignements, M. Karoubi a accusé les autorités de "dissimuler le véritable nombre de personnes tuées lors des récents événements" et de maltraiter des prisonniers ainsi que les femmes lors des manifestations.

"Les jeunes iraniens sont battus dans les rues et jetés en prison couverts de sang, écrit-il. Ils sont emmenés dans des centres de détention illégaux où ils sont l'objet de pressions psychologiques et de mauvais traitements."

"Nous avons tous vu comment des femmes ont été frappées à coups de matraques et jetées dans les caniveaux", a-t-il ajouté. Cela est "plus douloureux" que de voir les "agresseurs sionistes affrontant les femmes (palestiniennes) face auxquelles ils font preuve d'une certaine retenue".
 

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