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Borletti et le couturier font une offre de reprise sur la maison Lacroix

L'administrateur chargé du dossier de la maison Christian Lacroix, en redressement judiciaire depuis juin, juge "sérieuse" l'offre de reprise de l'Italien Borletti associé aux grands magasins Rinascente et à Christian Lacroix lui-même.

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REUTERS - Le groupe italien Borletti, un des principaux actionnaires des grands magasins Rinascente, et le couturier Christian Lacroix ont déposé lundi une offre jugée "sérieuse" pour la reprise de la maison de couture, tandis que celle du cabinet de conseil Bernard Krief Consulting a été considérée comme insuffisante.

"Plusieurs offres ont été déposées. L'une d'elles, émanant de l'italien Borletti, avec Rinascente, et associé au couturier Christian Lacroix lui-même est jugée sérieuse", a déclaré à Reuters l'administrateur judiciaire chargé du dossier.

Le projet de reprise déposé par le cabinet de conseil Bernard Krief Consulting a quant à lui été jugé "insuffisant" et deux autres offres, dont les noms n'ont pas été précisés, ont été considérées comme "inconsistantes".

Les candidats à la reprise de Christian Lacroix, placé en redressement judiciaire début juin, avaient jusqu'à ce lundi 10h00 pour déposer leur offre.

Le tribunal de commerce de Paris, qui tranchera, devrait rendre sa décision en septembre.

"Nous n'avons pour l'instant aucun commentaire à faire", a déclaré une porte-parole de la maison de couture.

Le couturier lui même ne souhaitait pas davantage s'exprimer, ce lundi.

Le tribunal avait décidé le 2 juin de placer en redressement judiciaire la maison de couture avec une période d'observation de six mois.

En proie à d'importantes difficultés financières depuis plusieurs années, la société avait annoncé le 28 mai s'être déclarée en cessation de paiement.

Christian Lacroix, célèbre pour ses collections aux couleurs chatoyantes, inspirées par la tauromachie et la Camargue, dont il est originaire, avait fondé sa maison de couture en 1987 grâce à Bernard Arnault, P-DG de LVMH.

Jamais rentable, la société avait été revendue en 2005 par le numéro un mondial du luxe au groupe américain Falic, spécialiste de la distribution de produits hors taxes.

Fragilisée encore davantage par la crise, la maison Christian Lacroix, qui emploie 120 personnes, a accusé une perte de 10 millions d'euros en 2008 pour un chiffre d'affaires de 30 millions.

En 2009, les ventes de la collection d'été de prêt-à-porter féminin, qui représentent l'essentiel de l'activité, étaient en recul de 35%.

Le groupe Borletti a racheté le Printemps au groupe PPR en 2006 en association avec la Deutsche Bank.

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