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TERRITOIRES PALESTINIENS

Israël autorise une livraison de ciment à Gaza

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Israël a autorisé une livraison de ciment dans la bande de Gaza pour la première fois depuis son offensive contre le Hamas. Mais son Premier ministre assure que le blocus restera en place jusqu’à la libération du soldat Gilad Shalit.

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Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a confirmé mercredi avoir donné le feu vert à un transfert de ciment et d’acier dans la bande de Gaza pour la première fois depuis l’offensive israélienne dans ce territoire en décembre et en janvier. Plus de 310 tonnes de ciment doivent être livrées dans les semaines à venir et permettre à l’ONU de reconstruire notamment un système d’épurations des eaux usées et un moulin, endommagés pendant l’offensive.

La décision survient alors que les États-Unis intensifient leurs pressions sur le gouvernement israélien pour qu’il allège les restrictions imposées sur la bande de Gaza et gèle ses implantations en Cisjordanie. Cette semaine seulement, trois hauts responsables américains ont été dépêchés sur place pour pousser vers une reprise des pourparlers.

 

La levée du blocus conditionnée à la libération de Shalit

L’État hébreu impose un blocus de la bande de Gaza depuis que le Hamas a saisi le contrôle de l’enclave palestinienne en Juin 2007. Un an plus tôt des militants palestiniens, dont des membres du Hamas, avaient enlevé un soldat israélien, Gilad Shalit, dans une opération transfrontalière. Pour les autorités israéliennes, sa libération est une condition indispensable à la levée du blocus.

Depuis janvier de cette année, Israël interdit la livraison de matériaux de construction dans la bande de Gaza, empêchant la reconstruction des maisons et infrastructures palestiniennes fortement endommagées pendant l’offensive de l'armée israélienne. Or, depuis des mois, des responsables israéliens négocient avec l’ONU le transfert coordonné de ciment pour que les Nations unies se chargent directement des travaux.

 

Question humanitaire

Confirmant le feu vert accordé à la livraison, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a toutefois exclu un changement de politique concernant la bande de Gaza. Après une rencontre avec le général américain James Jones, le dernier des trois envoyés américains en visite en Israël cette semaine, Netanyahou a déclaré que la livraison exceptionnelle de ciment relevait d'une question humanitaire et que les points de passages resteraient fermés jusqu’à la libération de Shalit.

Toutefois, selon la chaîne de télévision israélienne 10, les pressions américaines sur Netanyahou auraient déjà fait bouger les lignes. Le Premier ministre israélien aurait ainsi accepté de geler un projet de construction de 900 logements à Jérusalem, dans le quartier de Pisgat Zeev, situé à l’est de la ligne verte séparant le territoire israélien de la Cisjordanie et annexé de fait par l'État hébreu. Cette information est tombée au lendemain d’une rencontre entre Netanyahou et l’envoyé américain George Mitchell.          

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