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SÉCURITÉ

Près de 16 000 Brestois évacués en raison d'un déminage

Texte par : Dépêche
2 min

Une vaste opération de déminage à Brest, afin de chercher d'éventuelles mines datant de la Seconde Guerre mondiale sur un ancien terrain militaire à proximité du centre, a forcé 16 000 habitants à quitter leur résidence pour la journée.

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AFP - Environ 16.000 habitants ont évacué dimanche matin plusieurs quartiers de Brest en raison d'une vaste opération de déminage sur un ancien terrain militaire à proximité immédiate du centre-ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

A 7H02, alors que les sirènes de la ville mugissaient longuement, des policiers, épaulés par des CRS, des gendarmes mobiles et des élèves-gendarmes, patrouillaient dans les rues, sonnant aux portes afin de vérifier que tous les habitants avaient quitté le périmètre de sécurité.

La mairie centrale de Brest avait ouvert ses portes dès 6H00 pour accueillir les habitants ne disposant d'aucune solution de repli. Deux heures plus tard, environ 500 personnes se pressaient dans les salles mises à leur disposition autour de tables où l'on servait café et jus de fruit.

Prévenus de l'opération à la mi-juillet, de nombreux Brestois avaient choisi de quitter maisons et appartements dès samedi, afin de passer la nuit chez des proches.

Une partie du centre-ville se trouve dans le périmètre de sécurité. Les clients de plusieurs hôtels ont ainsi été privés de grasse matinée. Le curé de l'église Saint-Louis, en plein centre, a délocalisé la messe dominicale. Le marché a été annulé et le principal multiplexe de cinéma a été fermé.

Le dispositif de sécurité devrait être levé vers 21H30 afin de laisser toute la journée à une équipe de trois démineurs pour fouiller le plateau des Capucins, un ancien site de l'Arsenal, rétrocédé par le ministère de la Défense à la ville de Brest.

Des investigations à l'aide d'appareils de détection magnétique ont déjà permis de repérer 15 objets métalliques pouvant être des bombes.

Cette opération de dépollution pyrotechnique est rendue nécessaire en raison de l'histoire de Brest, bombardée massivement durant la Seconde Guerre.

Environ 30.000 tonnes d'engins explosifs, dont 10% n'auraient pas explosé, ont été largués sur la ville par les Alliés durant l'été 1944 pour en déloger les Allemands.

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