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Près de 15 000 Philippins rendent un dernier hommage à Aquino

Près de 15 000 personnes ont rendu un dernier hommage à l'ancienne présidente Corazon Aquino, décédée samedi à l'âge de 76 ans. La foule était massée autour du cercueil au moment où il quittait la cathédrale de Manille.

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AFP - Des dizaines de milliers de Philippins se sont massés mercredi dans les rues de Manille pour rendre un dernier hommage à l'ancienne présidente philippine Corazon Aquino, décédée samedi, et qui devait être inhumée dans l'après-midi lors d'une cérémonie privée.

Alors qu'une période de deuil de dix jours a été décrétée et une journée fériée accordée, près de 15.000 personnes se pressaient autour du cercueil de l'ancienne présidente au moment où il a quitté la cathédrale de Manille, enveloppé d'un drapeau philippin et porté par huit policiers en uniforme.

L'ancienne présidente, qui avait succédé à Ferdinand Marcos de 1986 à 1992, est décédée samedi à 76 ans au terme d'un long combat contre un cancer du colon.

Elle doit être inhumée à côté de son mari Benigno "Ninoy" Aquino, asssassiné en 1983.

La présidente Gloria Arroyo s'était rendue en début de matinée à la cathédrale pour un dernier hommage.

"Elle m'a rendu de nouveau fier d'être philippin", a assuré le père Catalino Arevalo, qui a rappelé le triomphe sans violence de Mme Aquino, faisant suite aux 20 ans de pouvoir sans partage de Ferdinand Marcos.

Depuis dimanche, des dizaines de milliers de Philippins, vêtus de jaune, la couleur de ses partisans, s'étaient pressés devant l'école catholique de La Salle Greenhills, à Manille, puis à la cathédrale de Manille où sa dépouille avait été successivement exposée.

Mme Aquino, première femme à accéder aux responsabilités de chef d'Etat en Asie, avait pris le pouvoir le 25 février 1986, à l'issue de plusieurs journées de révolte du peuple, rejoint par une partie de l'armée, après une victoire électorale de Ferdinand Marcos, entachée de fraudes.

Elle était entrée, contre son gré, en politique le 21 août 1983, jour de l'assassinat de son mari Benigno "Ninoy" Aquino, à l'aéroport de Manille alors qu'il rentrait, en dépit des menaces de mort contre lui, d'un exil de trois ans aux Etats-Unis.

Sa présidence a été marquée par au moins six coups d'Etat militaires ratés et des désordres politiques.

 

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