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PHYSIQUE - CERN

L'accélérateur de particules reprendra du service en novembre

Texte par : Dépêche
2 min

Réactivé à la mi-novembre, l'accélérateur de particules du Centre européen de recherche nucléaire (Cern) devrait permettre d'en savoir plus sur la matière noire. Et sur l'origine de la masse de toutes les particules de l'Univers...

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AFP - Peu après son redémarrage à la mi-novembre, l'accélérateur de particules LHC devrait permettre des progrès dans la connaissance de la composition de la matière et de l'univers, a-t-on appris vendredi auprès du Centre européen de recherche nucléaire (CERN).

Durant le début de son exploitation en 2009-2010, le Grand collisionneur de hadrons (LHC) fonctionnera à une énergie de 3,5 téraélectronvolts (TeV) pour chacun de ses deux faisceaux de particules, soit trois fois et demi la puissance maximale du Tevatron.

Ce dernier, situé au Fermilab près de Chicago (Etats-Unis), est actuellement le plus grand accélérateur de particules en service du monde.

A ce niveau d'énergie, les physiciens espèrent qu'ils en sauront plus sur les particules super-symétriques qui pourraient composer la matière noire, laquelle représente environ 25% de l'univers, contre 4% pour la matière ordinaire (les 70% restants sont de l'énergie sombre).

Ils pensent aussi avoir une chance de trouver le boson de Higgs, pierre manquante à la théorie du Modèle Standard qui explique depuis 40 ans la composition de la matière ordinaire.

"Il n'y a pas de garantie pour des découvertes mais il existe un fort potentiel" pour que des découvertes soient faites avant même que le LHC ne fonctionne à sa pleine puissance, qui est de 7 TeV par faisceau de particules, a déclaré à l'AFP James Gillies, porte-parole du CERN.

Mais "si nous ne trouvons pas le boson de Higgs, par exemple, nous ne pourrons pas exclure (qu'il existe) avant d'avoir atteint 7 TeV", a précisé M. Gillies.

Suite à une importante panne neuf jours après sa première mise en service en septembre 2008, 53 aimants supraconducteurs ont dû être réparés ou remplacés et les connexions électriques renforcées.

Malgré ces améliorations, "la résistance observée dans les connexions des stabilisateurs en cuivre est plus élevée que ce qu'elle devrait être pour une exploitation à pleine énergie", selon un communiqué du CERN publié jeudi soir.

Pour satisfaire les besoins de centaines de physiciens dont les recherches dépendent des résultats des expériences de l'accélérateur, "le LHC fonctionnera à 3,5 TeV par faisceau jusqu'à ce qu'un échantillon de données suffisamment conséquent ait été recueilli", précise le CERN.

 

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