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Niamey plongé au cœur d'une crise politique

Soucieux de rester au pouvoir, Mamadou Tandja, qui préside aux destinées du Niger depuis 1999, a organisé un référendum contesté, le 4 août, qui lui permet aujourd'hui de prolonger son mandat à la tête du pays.

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Entre l’Afrique subsaharienne et l’Afrique du Nord se trouve le Niger, classé par l’ONU comme l’un des pays les plus pauvres au monde. Le président Mamadou Tandja est à la tête du pays depuis 1999. Pour prolonger son mandat qui arrivait à expiration, l’ancien colonel, âgé de 73 ans, a organisé un référendum pour changer la Constitution.

 

Début août, le président a demandé au peuple de voter "oui" pour le prolonger à la présidence. Jusqu'alors, rien n’avait résisté à son ambition ; ni la Cour constitutionnelle ni même l’Assemblée nationale, dissoute pour s’être opposée à l’idée d’une nouvelle Loi fondamentale.

 

"Les institutions ont subi un coup d’Etat et les Nigériens doivent se battre. On ne peut admettre que c’est la fin de la démocratie aujourd’hui", déclare le vice-président de l’Assemblée nationale, Falké Bacharou.

 

Les militants du président Tandja lancent un dernier appel à une participation massive au vote. Leurs opposants, parmi lesquels sept ministres qui ont démissionné en mai dernier, dénoncent ce référendum comme contraire à leur République. Le leader de l’opposition Mahamadou Issoufou dénonce "un projet anti-partite, anti-démocratique".

 

Malgré une forte opposition, Tandja a remporté ce référendum controversé. Mais la communauté internationale a condamné cette réélection qui s’apparente à un tour de force.

 

Les reporters de FRANCE 24 Melissa Bell et Eric Josset sont allés au Niger au moment du vote. Cliquez sur la vidéo pour regarder le reportage.
 

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