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Des milliers de Grecs fuient les flammes, aux portes d'Athènes

Gagnées par les flammes, les banlieues nord et est de la capitale grecque voient des milliers d'habitants fuir, tandis que des hôpitaux ont été évacués. Les précisions sur place de notre correspondante Alexia Kefalas.

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REUTERS - Des incendies attisés par des vents violents restaient menaçants dimanche soir aux portes d’Athènes, après avoir ravagé en deux jours des dizaines d’habitations et plusieurs milliers d’hectares de forêt.

 

Des milliers de personnes ont dû fuir leur domicile menacé par les flammes, qui ont atteint les faubourgs nord de la capitale.

 

« Les changements incessants de direction des vents attisent les flammes. Nous devons tous rester calmes cette nuit », a déclaré le porte-parole des pompiers, Giannis Kapakis.

 

Les services météorologiques ont prévenu que les vents ne devraient pas faiblir avant lundi soir.

 

« La nuit sera difficile parce que tout le monde est épuisé », a déclaré à la télévision Leonidas Kouris, préfet de l’Attique de l’Est, où l’état d’urgence a été décrété samedi. « Nous allons combattre (les flammes) un jour de plus. »

 

Le Premier ministre conservateur Costas Caramanlis a survolé dimanche la zone sinistrée en hélicoptère et présidé un conseil des ministres exceptionnel, après avoir participé la veille au soir à une réunion de crise de la Protection civile.

 

« Nous sommes confrontés à une grande épreuve (...) Les pompiers fournissent un effort surhumain », a déclaré le chef du gouvernement, devancé dans les sondages par l’opposition socialiste alors que des élections législatives anticipées devraient être organisées d’ici mars.

 

Près de 650 pompiers, appuyés par 340 militaires, douze avions, sept hélicoptères et 136 camions luttent contre les flammes.

 

 

L’aide européenne sur place


Les autorités grecques ont demandé l’aide des pays voisins. Deux avions bombardiers d’eau sont déjà arrivés d’Italie et un autre dépêché de Chypre était attendu dans la journée.

 

La France a déjà mis deux avions Canadair à la disposition des autorités grecques et deux autres appareils arriveront en Grèce lundi matin, a précisé le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux.

 

Le feu a atteint les localités d’Aghios Stefanos, Anthoussa, Pallini, Pikermi et Dionyssos, dans la banlieue d’Athènes.

 

A l’aide de haut-parleurs, les autorités d’Aghios Stefanos ont invité les 20.000 habitants à quitter leurs domiciles alors que les flammes atteignaient des habitations.

 

Autour de la capitale, beaucoup ont suivi cette consigne, mais d’autres s’y refusaient et tentaient désespérément de protéger leurs propriétés à l’aide de tuyaux d’arrosage et de branchages.

 

L’incendie, qui s’est déclaré vendredi dans un village situé à une quarantaine de kilomètres au nord-est d’Athènes, a ravagé plus de 12.000 hectares de forêts, de champs et d’oliveraies, selon le préfet de la capitale, qui parle de « catastrophe écologique ».

 

Un hôpital pour enfants et une maison de retraite ont dû être évacués. De nombreuses habitations ont été endommagées, rapportent la police et des témoins, mais les pompiers refusent d’établir un bilan chiffré tant que l’incendie n’est pas maîtrisé.

 

« Les destructions sont énormes », a dit le maire adjoint d’Aghios Stefanos, Panagiotis Bitakos, à la télévision grecque.

 

En 2007, la Grèce avait proclamé l’état d’urgence face à des incendies de forêt qui, pendant dix jours, avaient dévasté de nombreux villages dans la péninsule du Péloponnèse et sur l’île d’Eubée, faisant 65 morts.

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