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Medvedev attribue l'accident en Sibérie à un "retard technologique"

Soucieux d'écarter la piste d'un attentat tchétchène, le président Dmitri Medvedev a évoqué "le retard technologique russe" pour expliquer l'accident meurtrier survenu sur le barrage de Saïano Chouchenskaïa, en Sibérie.

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AFP - L'accident meurtrier survenu dans une centrale hydroélectrique de Sibérie témoigne du très grand "retard" technologique de la Russie, a déclaré lundi le président Dmitri Medvedev, tout en critiquant les prévisions "apocalyptiques" des détracteurs de son pays.

"Après ce qui s'est passé à la centrale hydroélectrique de Saïano Chouchenskaïa, il y a eu un grand nombre de commentaires apocalyptiques dans notre pays comme à l'étranger. Leur signification était + Voilà, nous sommes arrivés au début de la fin de la technologie russe+", a-t-il déclaré.

"Tout cela, ce sont des bobards (...) la seule vérité est la suivante: notre pays est très en retard technologiquement parlant", a ajouté le président russe devant des responsables de Bouriatie, une république russe en Sibérie, à la frontière avec la Mongolie.

"Le problème n'est pas le caractère dramatique de cette catastrophe, mais que nous sommes vraiment très en retard et que si nous ne surmontons pas ce défi, alors, toutes les menaces dont tout le monde parle vont devenir une réalité", a-t-il prévenu.

M. Medvedev a par ailleurs estimé que les détracteurs de la Russie "ont commencé à se frotter les mains" après l'accident sur cette centrale de Khakassie, à environ 4.300 kilomètres à l'est de Moscou, et qui a fait 69 morts, tandis que six personnes sont toujours portées disparues.

Plus tôt dans la journée, le chef de l'Etat avait déjà dénoncé le caractère vétuste de nombre d'infrastructures en Russie.

"Dans l'ensemble, il faut accorder une grande attention aux infrastructures", avait-il déclaré, jugeant qu'elles devaient "être modernisées immédiatement".

Les causes de la catastrophe restent obscures mais les enquêteurs russes ont exclu l'hypothèse d'un acte terroriste, alors qu'un groupe d'islamistes avait affirmé vendredi avoir placé une grenade antichar dans la salle des machines.

Selon Rushydro, l'entreprise qui gère la centrale, les travaux de réparation ne seront achevés que dans trois ans pour un montant estimé à 40 milliards de roubles (870 millions d'euros).
  

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