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IRAK

Une "confession" vidéo après les attentats de Bagdad

Texte par : Dépêche
2 min

Dans une vidéo diffusée dimanche par les autorités irakienne, un homme présenté comme un partisan de l'ancien parti Baas de Saddam Hussein, avoue avoir organisé l'un des attentats qui ont fait 95 morts mercredi à Bagdad.

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REUTERS - Les autorités irakiennes ont montré dimanche à la presse une vidéo d'un homme présenté comme un partisan de l'ancien parti Baas de Saddam Hussein, qui y avoue avoir organisé l'un des attentats qui ont fait 95 morts mercredi à Bagdad. L'homme, étonnamment calme pour quelqu'un accusé d'avoir pris part à l'attaque la plus meurtrière de l'année en Irak, y explique avoir fomenté cet attentat avec le chef d'une branche du parti Baas, aujourd'hui interdit, qui vit en Syrie.

"Il y a un mois Sattam Farhan (...) m'a appelé de Syrie et m'a demandé de conduire l'opération pour ébranler l'administration", dit le suspect, présenté comme un ancien chef de la police, Ouissam Ali Kadhim.

"Il a dit que si on ne pouvait pas le faire, il y avait d'autres factions qui pouvaient", ajoute cet homme dans la vidéo présentée à la presse par le porte-parole des forces de sécurité de Bagdad, Kassim al Moussaoui.

La véracité de cette confession reste difficile à établir pour l'heure. Moussaoui a assuré que d'autres témoignages allaient suivre.

De nombreux partisans de Saddam Hussein se sont réfugiés en Syrie après la chute de l'ancien raïs en 2003. Les autorités irakiennes accusent régulièrement les pays voisins de fomenter les violences en Irak.

Kassim al Moussaoui avait auparavant annoncé l'arrestation d'un groupe d'anciens du Baas accusés d'être responsables des attentats de mercredi, qui ont visé les ministères des Finances et des Affaires étrangères.

Tous les policiers qui veillaient aux barrages de contrôle entre Bagdad et la province de Diyala, d'où les attaques ont été préparées, selon les suspects, ont été arrêtés, ont ajouté les services du porte-parole.

Dans la vidéo, le suspect affirme avoir contacté un membre des forces de sécurité pour faciliter le passage des contrôles.

Les attentats, qui ont fait 95 morts et un millier de blessés, ont porté un coup sévère au gouvernement de Nouri al Maliki, qui revendique une baisse des violences et entend s'appuyer sur ce bilan en vue des législatives de janvier.

Ils ont en outre entamé la confiance de la population dans les forces irakiennes, seules chargées des centres urbains depuis le retrait des troupes américaines le 30 juin dernier.
 

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