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Des ministres de l'OEA à Tegucigalpa pour obtenir le retour de Zelaya

Une délégation ministérielle de l'Organisation des États américains (OEA) est arrivée, lundi, à Tegucigalpa afin de faire accepter au gouvernement, installé au Honduras après le putsch de juin, le retour au pouvoir du président déchu.

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AFP - Une délégation ministérielle de l'Organisation des Etats américains (OEA) est arrivée lundi au Honduras pour tenter d'y faire accepter le retour au pouvoir de Manuel Zelaya comme solution à la crise provoquée il y a près de deux mois par le coup d'Etat qui l'a renversé le 28 juin.

"Nous espérons pouvoir entendre les autorités de fait et d'autres secteurs proches d'elles, elles aussi en position d'avaliser tous les points de l'accord de San Jose, y compris bien entendu la réinstallation du président Manuel Zelaya", a déclaré en conférence de presse le ministre costaricien des Affaires étrangères Bruno Stagno, un des membres de cette délégation.

A Tegucigalpa, le gouvernement de Roberto Micheletti, en place depuis le 28 juin et non reconnu par les institutions internationales, refuse catégoriquement jusqu'ici le retour de M. Zelaya au pouvoir jusqu'au terme de son mandat, point central de "l'Accord de San Jose", le plan de sortie de crise proposé par le médiateur, le président du Costa Rica Oscar Arias.

C'est "non négociable", a rappelé lundi la ministre des Affaires étrangères de M. Micheletti, Martha Lorena Alvarado.

Dimanche, la Cour suprême du Honduras a confirmé que le président déchu serait traduit en justice pour haute trahison s'il revenait au pays.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Argentine, du Canada, du Costa Rica, de la Jamaïque, du Mexique, du Panama et de la République Dominicaine n'en sont pas moins à Tegucigalpa pour essayer de convaincre les autorités de facto d'accepter le retour de M. Zelaya au pouvoir jusqu'au terme prévu de son mandat, le 27 janvier 2010.

Les Etats-Unis ont fait part lundi de leur soutien appuyé à la mission. "Nous soutenons fermement cette visite", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly. "Nous continuons de penser que le peuple hondurien mérite un accord pacifique et négocié auquel toutes les parties peuvent adhérer", a-t-il ajouté.

Il a précisé que le gouvernement des Etats-Unis avait fourni à la mission de l'OEA, sur sa demande, un avion C-17 pour la transporter de Miami (Floride, sud) à Tegucigalpa.

La délégation de l'OEA, à laquelle participe son secrétaire général, José Miguel Insulza, a été reçue avec les honneurs à Tegucigalpa.

Le gouvernement de facto avait d'abord refusé de recevoir M. Insulza en invoquant son "manque d'impartialité". Sa première tentative de médiation à Tegucigalpa, début juillet, s'était soldée par un échec.

Les ministres de l'OEA ont reçu dès leur arrivée l'épouse de M. Zelaya, Xiomara Castro, et des représentants des partisans du président déchu.

Des réunions sont également prévues avec les représentants de l'Eglise catholique et des Eglises évangélistes, des milieux d'affaires et des syndicats ainsi qu'avec des associations de la société civile.

Les partisans de M. Zelaya ont multiplié les manifestations ces dernières semaines et annonçaient encore un rassemblement lundi à Tegucigalpa, où des dizaines de chauffeurs de taxi avaient bloqué des rues du centre de la capitale dans la matinée pour réclamer le retour du président destitué.

La situation est toujours tendue dans le pays, où des inconnus ont saboté dimanche soir les émetteurs de deux stations de radio favorables à M. Zelaya.

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