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La visite du dalaï-lama déclenche les foudres de Pékin

Le gouvernement taïwanais a autorisé le dalaï-lama à se rendre auprès des victimes du typhon Morakot qui a ravagé l'île . Au grand dam des autorités chinoises qui s'opposent "résolument" à cette visite.

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REUTERS - Le gouvernement de Taiwan a autorisé la venue la semaine prochaine du dalaï-lama, dont une précédente demande avait été rejetée l'année dernière par crainte de représailles de la Chine.

 

La présidence taiwanaise et les services de sécurité ont accepté d'ouvrir leur territoire au chef spirituel en exil des Tibétains, qui est attendu lundi prochain et doit se rendre auprès de victimes du typhon Morakot.

 

La décision a été prise mercredi au terme d'une réunion de cinq heures, précise le service d'information du gouvernement dans un communiqué.

 

A Pékin, la Chine, qui revendique la souverainté de l'île nationaliste et qualifie le dalaï-lama de séparatiste, a promptement fait connaître son hostilité résolue à ce projet.

 

"Quels que soient le prétexte ou l'identité dont se prévaut le dalaï-lama pour se rendre à Taiwan, nous y sommes résolument opposés", a fait savoir le Bureau des affaires de Taiwan dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

 

Taiwan, qui abrite une importante communauté de Tibétains en exil et plusieurs millions de bouddhistes, avait autorisé de précédentes visites du dalaï-lama en 1997 et en 2001.

 

Mais le président Ma Ying-jeou, en fonction depuis 2008, s'était opposé l'année dernière à une visite du lauréat du prix Nobel de la paix, que Pékin considère comme un séparatiste.

 

"Nous avons décidé d'autoriser la visite du dalaï-lama dans la mesure où il vient ici pour prier pour les victimes décédées ainsi que pour les survivants", a dit Ma à la presse.

 

Son porte-parole Tony Wang a également insisté sur le "caractère religieux" de la visite du chef spirituel tibétain, qui devrait rester sur le territoire taiwanais de lundi à jeudi prochains.

 

"Je ne pense pas que sa visite va nuire aux relations (avec la Chine), qui se sont améliorées depuis le 20 mai l'année dernière", a ajouté le porte-parole en référence à la date d'arrivée au pouvoir de Ma Ying-jeou.

 

Depuis lors, Ma s'efforce d'éviter toute initiative susceptible de froisser la Chine continentale, avec laquelle il entend développer les relations commerciales.

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