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TÉLÉCOMS

Apple rejette l'idée d'un défaut de fabrication de son iPhone

Texte par : Dépêche
3 min

Pointée du doigt à la suite de l'explosion d'une dizaine de ses célèbres iPhone en France, Apple sort enfin de son silence. Pour la firme, ces incidents sont liés à "un choc préalable" subi par l'appareil, et non à un défaut de fabrication.

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AFP - Apple a rejeté vendredi la possibilité d'un défaut sur son iPhone après la dizaine d'explosions d'écran ces dernières semaines en France, affirmant que les téléphones concernés ont subi "un choc préalable", une version que semblent croire les autorités françaises.

"A ce jour, il n'y a aucun incident avéré lié à une surchauffe de la batterie concernant l'iPhone 3GS et le nombre de cas sur lesquels nous enquêtons s'élève à moins d'une dizaine", explique le groupe dans un communiqué transmis à l'AFP par le directeur de la communication d'Apple pour l'Europe.

"Les iPhones avec un écran cassé que nous avons analysés pour le moment montrent, dans tous les cas, que les fissures ont été causées par une pression externe exercée sur l'iPhone", ajoute-t-il.

Une dizaine de cas d'explosions d'écran d'iPhone ont été signalés récemment en France, poussant la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à ouvrir une enquête.

Le secrétaire d'Etat à la Consommation Hervé Novelli, qui a rencontré vendredi le directeur commercial d'Apple France, Michel Coulomb, a confirmé cette version : "Les premiers résultats démontrent, selon la direction d'Apple, que les iPhones endommagés ne l'ont pas été par une défectuosité des batteries (entraînant) une explosion, mais les premiers tests montrent qu'il y a eu un choc préalable qui explique la brisure des écrans des iPhones".

Interrogé sur la responsabilité éventuelle des utilisateurs dans ces dommages, le ministre a répondu : "Il est trop tôt pour incriminer quiconque".

Selon M. Novelli, trois iPhones endommagés en France ont été récupérés par Apple et testés aux Etats-Unis, dans "un laboratoire extérieur" à Apple : "C'est ça qui est important".

En revanche, le premier cas recensé dans l'Hexagone, un jeune homme de 18 ans atteint à l'oeil par l'éclatement de l'écran de l'iPhone de son amie, n'a pas été étudié : "La personne propriétaire ne souhaite pas rendre l'iPhone à la direction d'Apple pour que celle-ci se livre aux tests", a dit le ministre.

"Nous avons convenu avec la direction d'Apple qu'ils nous tiennent parfaitement au courant, en temps réel dans les heures et dans les jours qui viennent, des résultats des autres tests" qu'ils mèneront sur les autres iPhones récupérés, a-t-il indiqué.

"Il n'y a pas lieu aujourd'hui de polémiquer mais plutôt de répondre aux interrogations des uns et des autres : c'est ce qu'a commencé à faire la direction d'Apple et je l'en remercie", a-t-il déclaré.

La Commission européenne avait pour sa part "invité" Apple le 14 août à lui donner des informations après le premier incident concernant un iPhone en France, demandant également des renseignements aux autorités françaises et britanniques.

Selon le groupe, quelque 26 millions d'iPhones ont été vendus jusqu'à présent dans le monde.

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