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La visite du dalaï-lama à Taïwan tend les relations entre Pékin et Taipei

Alors que le dalaï-lama poursuit sa visite des zones taïwanaises dévastées par le typhon Morakot, au début du mois d'août, Pékin prévient que sa venue va "nécessairement avoir une influence négative" sur ses relations avec Taipei.

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AFP - Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, arrivé dimanche à Taïwan pour une visite qui suscite le courroux de la Chine, s'est rendu lundi dans les zones sinistrées par le typhon Morakot, dans le sud de l'île.

Le dalaï lama a pris la direction de Hsiaolin, un village où au moins 424 sont mortes dans des coulées de boue provoquées par le typhon Morakot qui a balayé l'île début août et a fait au total au moins 571 morts.

"Je suis un moine. On m'a demandé de dire des prières pour la paix", a déclaré dimanche soir à son arrivée à Taïwan le chef spirituel des Tibétains.

"Il ne s'agit pas ici de politique. C'est une question humanitaire", a-t-il ajouté.

La 3e visite du responsable religieux à Taïwan doit se poursuivre jusqu'à vendredi.

Une conférence de presse qu'il devait tenir lundi à Kaohsiung, dans le sud de l'île, a été annulée.

Peu après son arrivée, le gouvernement chinois a averti que cette visite allait "nécessairement avoir une influence négative sur les relations entre la Chine continentale et Taïwan".

Un porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises du Conseil d'Etat (gouvernement), cité par l'agence Chine nouvelle, a en outre accusé le Parti démocratique progressiste de Taïwan (opposition) d'avoir eu des "arrière-pensées" en invitant le chef spirituel des Tibétains.

Dès avant l'arrivée du dalaï lama sur l'île nationaliste que la Chine considère comme une de ses provinces, Pékin avait exprimé "résolument" son opposition à ce déplacement.

Une trentaine d'opposants ont manifesté lundi devant son hôtel. "Le dalaï lama n'est là que pour un show politique", a déclaré le leader des manifestants, qui n'appartiennent pas à l'ethnie majoritaire des han de l'île.

Taïwan est séparé de fait de la Chine communiste depuis 60 ans.

Les relations se sont cependant nettement réchauffées depuis l'arrivée au pouvoir en 2008 du président Ma Ying-jeou, membre du Kuomintang (KMT), parti nationaliste, qui s'est engagé à resserrer avec Pékin des liens mis à mal par son prédécesseur pro-indépendantiste.

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