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AFGHANISTAN

Le directeur adjoint des services secrets afghans tué dans un attentat

Texte par : FRANCE 24 avec dépêches
4 mn

Un attentat suicide perpétré devant la mosquée de Mihtarlam, à l'est de Kaboul, a causé la mort d'au moins 24 personnes, dont Abdullah Laghmani, le numéro 2 des services secrets afghans. L'attaque a été revendiquée par les Taliban.

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AFP - Les talibans ont tué mercredi le numéro 2 des services secrets dans un attentat suicide qui a fait au moins 24 morts en Afghanistan, une attaque particulièrement meurtrière alors que le pays attend toujours les résultats de l'élection présidentielle.

Dans la matinée, un kamikaze a déclenché sa ceinture d'explosifs devant une mosquée de Mihtarlam, la capitale du Laghman, une province de l'est, où venait de se tenir "une réunion consacrée à la lutte contre le trafic de drogue et l'insécurité", a expliqué le porte-parole des autorités provinciales, Sayed Ahmad Safaï.

L'attentat a été revendiqué auprès de l'AFP par un porte-parole des talibans qui a assuré que la cible était Abdullah Laghmani, le chef adjoint de la Direction nationale de la sécurité (NDS), les services de renseignements afghans.

Dans un communiqué condamnant l'attaque, le président Hamid Karzaï a évoqué 24 morts.

Parmi eux, figurent au moins 19 civils et quatre représentants des autorités nationales ou provinciales, selon le gouverneur du Laghman, Lutfullah Mashal: outre le numéro 2 des renseignements, il s'agit de Amadudin Abdulrahimzaï, le chef du conseil provincial (le parlement local, ndlr), le directeur général du gouvernorat provincial et un représentant local des Affaires religieuses.

Cinquante-deux personnes ont également été blessées, selon le directeur provincial de la Santé, Abdul Qayoum.

Il s'agissait de la deuxième attaque la plus meurtrière depuis les élections présidentielle et provinciales du 20 août.

Le 25 août, 43 personnes avaient été tuées dans l'explosion d'un camion piégé à Kandahar, la grande ville du sud. L'attaque avait dévasté une douzaine de bâtiments et traumatisé la ville.

Dans le Laghman, l'explosion, devant la mosquée en plein mois sacré de Ramadan, a complètement détruit la voiture d'Abdullah Laghmani, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Un porte-parole habituel des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l'attentat par téléphone auprès de l'AFP.

"Nous avons mené cette attaque. (...) La cible était le chef adjoint des services secrets afghans", a-t-il déclaré.

Située juste à l'est de Kaboul, et à moins de 100 km de la frontière pakistanaise, la province du Laghman est en général relativement épargnée par les violences.

Le représentant spécial adjoint de l'ONU pour l'Afghanistan, Peter Galbraith, a condamné l'attentat, se disant "scandalisé" par une telle attaque "devant une mosquée" en plein ramadan.

Les talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition militaire emmenée par les Etats-Unis, ont considérablement intensifié leur insurrection ces deux dernières années, contraignant Washington à renforcer ses troupes.

Au total, les forces internationales comptent environ 100.000 soldats dans le pays. Mais les attaques n'ont pas cessé depuis le scrutin du 20 août, que les talibans avaient juré de perturber.

Les résultats de la présidentielle sont distillés au compte-gouttes et les chiffres définitifs et officiels ne seront pas livrés avant le 17 octobre.

Or, l'incertitude pèse déjà sur la légitimité du futur vainqueur, en raison de la très faible participation, que tous les observateurs prédisent en attendant le pourcentage officiel, mais aussi des innombrables plaintes pour fraude visant notamment le sortant et favori Hamid Karzaï, installé à la tête du pays dès la fin 2001 par la communauté internationale.

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