Accéder au contenu principal
YÉMEN

L'ONU lance un appel aux dons pour les civils pris entre deux feux

Texte par : Dépêche
3 mn

Quelque 150 000 civils fuient le nord du Yémen, où l'armée mène une vaste offensive contre la rébellion zaïdite. L'ONU a lancé un appel de fonds d'urgence de 23,5 millions de dollars pour venir en aide à ces milliers de déplacés.

Publicité

AFP - Les Nations unies ont lancé mercredi un appel de fonds d'urgence de 23,5 millions de dollars (16,5 millions d'euros) pour venir en aide à environ 150.000 déplacés dans le nord du Yémen, en proie à de violents combats opposant les forces du gouvernement aux rebelles chiites.

"L'ONU a approuvé au total 38 projets", a précisé le responsable des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, au cours d'une conférence de presse.

Cet appel de fonds d'urgence permettra d'apporter aux déplacés d'ici à la fin de l'année de "la nourriture, des abris, ainsi qu'une assistance en matière de santé et de traitement des eaux", a-t-il ajouté.

Environ 150.000 personnes ont été déplacées par le conflit dans le nord du Yémen, dont 55.000 depuis que les combats se sont intensifiés en juillet 2009.

"Mais ce chiffre est une approximation car nous avons toujours un problème d'accès", a averti J. Holmes, qui a indiqué que certains des déplacés se trouvaient dans des camps, pendant que d'autres avaient trouvé refuge "dans des écoles, des bâtiments abandonnés ou dans des abris".

"Le gouvernement a proposé un cessez-le-feu, mais les rebelles n'y ont pas répondu", a indiqué le responsable de l'ONU. Ce dernier a par ailleurs précisé que les Nations unies n'avaient pas entamé de négociations avec les rebelles.

Mais sur le terrain, les informations concernant un cessez-le-feu diffèrent. Le chef de la rébellion chiite au Yémen, Abdel Malek al-Houti, a menacé mercredi les autorités de Sanaa de mener une guerre d'usure, au lendemain du refus de sa proposition d'une trêve dans les combats qui font rage depuis le 11 août dans le nord du pays.

Selon les médias locaux, cette proposition ignore les conditions posées par Sanaa pour la fin de l'offensive, qui portent notamment sur un retrait des rebelles des bâtiments officiels, la réouverture des routes et la remise des armes saisies aux services de sécurité.

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.