Accéder au contenu principal

Retour au calme à Urumqi après le limogeage de deux responsables

Le calme est revenu dans la capitale de la province chinoise du Xinjiang, Urumqi, après le limogeage de deux responsables mis en cause par les habitants pour leur rôle au moment des émeutes meurtrières de juillet.

Publicité

AFP - Le chef du Parti communiste d'Urumqi, la capitale régionale du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) en proie à des troubles ces derniers jours, a été limogé samedi, ainsi que le chef de la police de la région autonome, a annoncé l'agence officielle Chine Nouvelle.

Li Zhi a été remplacé dans ses fonctions de secrétaire du comité municipal du Parti communiste d'Urumqi par Zhu Hailun, un haut responsable régional du Parti, a précisé Chine Nouvelle, citant une décision du PCC (parti communiste de Chine) de la région autonome.

Le directeur du Département régional de la sécurité publique (police) Liu Yaohua a pour sa part été remplacé par le chef du parti de la préfecture d'Aksu, dans l'ouest de la province, Zhu Changjie, a précisé Chine Nouvelle citant une réunion du comité permanent du Parlement régional.

Des incidents avaient éclaté mercredi à Urumqi, suivies de manifestations jeudi et vendredi, déclenchées par la colère de Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, après une série de mystérieuses attaques à la seringue, attribuées par les autorités aux séparatistes musulmans de cette région, majoritairement peuplée de musulmans.

Selon la municipalité, 5 personnes ont été tuées et 14 blessées jeudi.

Dès le lendemain, le ministre de la Sécurité publique (police), Meng Jianzhu, s'est rendu à Urumqi où il a enjoint les principaux responsables locaux, dont le numéro un du Parti communiste de la région autonome Wang Lequan, de "restaurer l'ordre dès que possible" et de "bien comprendre la gravité de la situation".

"Maintenir la stabilité est la tâche de la plus haute importance à l'heure actuelle au Xinjiang", a dit le ministre, cité par Chine Nouvelle.

Le calme était apparemment revenu samedi à Urumqi, où des milliers de membres de forces de l'ordre restaient déployés.

La flambée de mécontentement survient deux mois après les violences interethniques qui ont officiellement fait près de 200 morts début juillet, et ont mis aux prises Hans et Ouïghours, la principale commauté ethnique de la région, musulmane et de langue turque.

Elle a été déclenchée par une série d'attaques à la seringue perpétrées depuis le 20 août. 531 personnes ont consulté un médecin disant avoir été piquées avec une seringue, mais aucune ne semble avoir été empoisonnée ou contaminée, selon Chine Nouvelle.

L'agence officielle citant le maire adjoint Zhang Hong a aussi affirmé que "selon l'enquête, ceux impliqués dans les attaques était de l'ethnie ouïghoure, tandis que les agressés étaient du groupe ethnique Han ainsi que d'autres groupes".

Vendredi, pendant des manifestations, des appels à la démission du numéro un du Parti communiste de la région autonome, Wang Lequan, avaient été entendus.

Wang Lequan, 64 ans, à la tête du Xinjiang depuis 15 ans, est présenté par les analystes comme un des alliés du numéro un chinois Hu Jintao, qui l'a fait entrer au Bureau politique du Comité central du Parti communiste en 2002.
 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.