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ROYAUME-UNI

Trois hommes jugés coupables de complot à l'aéroport d'Heathrow

Texte par : Dépêche
4 mn

Trois des huit personnes poursuivies pour avoir projeté de faire exploser en vol sept avions effectuant une liaison transatlantique, en 2006, à l'aide de bombes liquides, ont été reconnues coupables par un tribunal du sud-est de Londres.

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AFP - Trois hommes ont été reconnus coupables lundi à Londres d'avoir tenté en 2006 de faire exploser en vol des avions effectuant des liaisons transatlantiques au moyen de bombes liquides, un projet qui a entraîné un durcissement des mesures de sécurité dans les aéroports du monde entier.

Abdulla Ahmed Ali, 28 ans, considéré comme le cerveau de ce projet qui aurait pu faire des milliers de victimes, ainsi que Tanvir Hussain, 28 ans, et Assad Sarwar, 29 ans, ont été reconnus coupables par le tribunal de Woolwich (sud-est de Londres) de complot pour faire exploser des avions en vol.

"Il s'agissait d'un complot sophistiqué en vue de provoquer une attaque terroriste de dimension mondiale", a souligné Susan Hemming, porte-parole du parquet.

Les hommes, tous présentés comme des musulmans extrémistes, envisageaient de provoquer une série d'explosions coordonnées à bord de sept avions avec des bombes artisanales conçues à partir d'explosifs liquides qui devaient être mélangés à bord des appareils.

Ces vols vers le Canada et les Etats-Unis au départ de l'aéroport londonien d'Heathrow devaient se retrouver au-dessus de l'Atlantique en même temps.

Les trois hommes avaient été précédemment reconnus coupables de complot pour meurtre mais à un précédent procès le jury n'avait pu rendre un jugement sur leur rôle dans le complot impliquant des avions assurant des liaisons transatlantiques.

Saluant le verdict de lundi, le ministre de l'Intérieur britannique Alan Johnson a observé que ce procès "soulignait que nous faisons face à une menace réelle et grave du terrorisme".

"C'était un complot particulièrement complexe et osé qui aurait pu déboucher sur des attaques terribles et de nombreux morts", a-t-il relevé.

A l'issue du procès, Ibrahim Savant, 28 ans, Arafat Waheed Khan, 27 ans et Waheed Zaman, 24 ans, ont été jugés non coupables par le tribunal.

Le jury n'a pas réussi à se mettre d'accord sur un jugement concernant le rôle d'Umar Islam, 31 ans, dans ce complot, même s'il a en revanche été condamné pour complot en vue de commettre des meurtres.

Un huitième suspect, Donald Stewart-Whyte, 23 ans, a été relaxé.

Le tribunal de Woolwich devrait prononcer les peines en début de semaine prochaine.

Abdulla Ahmed Ali, décrit comme un fanatique, projetait une "opération sainte" destinée à faire un carnage et qui devait donner aux non-musulmans "une leçon qu'ils n'oublieraient jamais", selon l'accusation.

Les enquêteurs avaient retrouvé dans ses poches une description du complot, s'ajoutant à une série d'éléments accablants à son encontre.

Le complot avait été préparé au Pakistan avant d'être transmis à Ali, chargé de former une cellule terroriste en Grande-Bretagne, d'obtenir le matériel nécessaire et d'identifier les cibles.

Mais le jeune homme était surveillé par les services de sécurité britanniques qui ont pu déjouer l'opération à temps.

Pour leur défense, Ali, Sarwar et Hussain ont affirmé que le complot était une astuce de communication en vue de faire de la publicité pour un documentaire.

D'après l'accusation, les hommes impliqués dans le complot prévoyaient d'injecter des explosifs liquides au fond de bouteilles en plastique de boissons énergétiques, afin de déjouer les contrôles de sécurité qui à l'époque ne visaient pas spécifiquement les liquides. Des bombes auraient été confectionnées une fois à bord des appareils et déclenchées en vol.

La révélation du complot avait entraîné un renforcement des mesures de sécurité sur les avions de ligne, avec notamment une limitation de certains  produits liquides susceptibles d'être emportés par les passagers dans leurs bagages à main. Ces mesures avaient été mises en oeuvre dans les grands aéroports à partir de fin 2006.
 

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