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Mélenchon témoigne d’"arrangements" au PS dans le passé

Les révélations du livre qui accuse les partisans de Martine Aubry d’avoir triché lors de son élection au poste de première secrétaire ne surprennent pas l’ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui se dit "écœuré".

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En apprenant la sortie imminente du livre "Hold-uPS, arnaques et trahison" (éditions du moment) des journalistes Antonin André et Karim Rissouli, qui dénoncent des trucages de votes ayant permis à Martine Aubry de devenir première secrétaire en novembre 2008, l’ancien socialiste Jean-Luc Mélenchon décide de revoir son billet du jour sur son blog.

 

Initialement, l’eurodéputé ne souhaitait livrer que ses impressions après l’audition du président de la Commission européenne José Manuel Barroso par son groupe au Parlement européen. Il ajoutera finalement de longs paragraphes pour témoigner de ce qu’il sait des irrégularités lors des votes internes au PS et publiera le tout sous le titre "Le jour des tricheurs".

Au micro de FRANCE 24, celui qui a déchiré sa carte du PS en novembre 2008 pour fonder le Parti de gauche (PG), revient sur un tête-à-tête en 1997 avec François Hollande, qui allait devenir le chef de file des socialistes pendant onze ans. Candidat lui aussi au poste de premier secrétaire, Jean-Luc Mélenchon lui demande des explications sur les sections de militants n’ayant pas envoyé de résultats ou ayant envoyé plusieurs procès-verbaux contradictoires. Il se voit proposer un "arrangement" entre "camarades responsables".



Loin de se réjouir, l’ancienne figure historique du PS, bien que dorénavant en concurrence avec les socialistes, se dit "écœuré" par les révélations des deux journalistes. "Une partie de ma vie militante m’a été volé", déplore Mélenchon, qui est resté au PS pendant 30 ans.

Le président du PG, qui a toujours défendu une ligne ancrée à gauche au PS, va même plus loin. Il estime que "s’il y avait eu des votes honnêtes, la droite du parti n’aurait jamais remporté la direction. Et puis ça jette un doute sur le vote le plus terrible qu’ait connu le PS : celui sur le oui ou le non au référendum sur la Constitution européenne de 2005".



Même s’il n’est plus socialiste, Jean-Luc Mélenchon, qui n’a "pas encore lu le livre", se dit concerné par cette nouvelle crise du PS : "Les socialistes ont cassé tous les thermomètres. Quand ils votent entre eux, ils trichent. Et quand c’est les Français qui votent, ils n’en tiennent aucun compte, comme lors de la victoire du non au référendum de 2005. Ils leur restent quoi pour prendre les décisions ? Il faut qu’ils inventent un système pour nettoyer les écuries d’Augias", leur conseille Mélenchon pour sortir de cette situation, qui, selon lui, "implique toute la gauche".

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