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OUGANDA

Vague d'arrestations après trois jours d'émeutes à Kampala

Texte par : Dépêche
3 mn

Après avoir été, trois jours durant, le théâtre de violences entre la police et les membres d'une tribu du sud du pays, la capitale ougandaise retrouve son calme. Un dernier bilan fait état de 14 morts, 80 blessés et 550 arrestations.

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AFP - Au moins quatorze personnes ont été tuées et plus de 550 émeutiers interpellés au cours des manifestations violentes qui ont secoué ces trois derniers jours Kampala, a annoncé dimanche la police ougandaise.

"Selon nos informations, 14 personnes ont été tuées pendant les manifestations, et plus de 80 blessés, dont une douzaine d'officiers de police", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police, Judith Nabakoba.

Un précédent bilan de source hospitalière faisait état de onze tués, et la police avait évoqué cinq morts et 65 arrestations.

"Plus de 550 personnes ont été arrêtées. Nous avons interpellé ceux qui étaient directement impliqués dans les émeutes ou les meneurs", a affirmé Mme Nabakoba.

"Les enquêtes sont en cours dans les différentes stations de police où les suspects sont actuellement détenus", au Commissariat central de Jinja Road, à Wandegeya, et dans le vieux Kampala, a-t-elle précisé, assurant que "leurs proches ont pu venir les rencontrer".

Les manifestants étaient des partisans du Kabaka (roi) Ronald Muwenda Mutebi II, souverain traditionnel des Baganda, l'une des principales tribus ougandaises, implantée dans le sud du pays et majoritaire dans la capitale.

Les violences avaient éclaté jeudi dans le centre de Kampala, avant de se déplacer vers des quartiers populaires de la périphérie, où elles ont progressivement cessé samedi, sous la pression de la police et de l'armée.

Les manifestants protestaient contre les difficultés rencontrées par l'entourage de leur souverain traditionnel, pour organiser un déplacement samedi dans un district au nord-est de Kampala, visite à laquelle s'opposent les membres d'une petite tribu, les Banyala.

Les sujets du Kabaka accusent le gouvernement d'avoir pris partie en faveur des Banyala pour empêcher la visite royale, interdite par la police, et qui a finalement été annulée par l'entourage du souverain.

Vendredi, l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) avait accusé la police de faire un usage disproportionné de la force, dont des tirs à balles réelles.

Samedi, au cours d'un point de presse, le chef de la police, l'inspecteur général Kale Kayihura, a assuré avoir donné des ordre pour faire cesser les "tirs à balles réelles et l'usage excessif de la force", rapporte dimanche le quotidien Monitor (opposition).

La situation était calme dimanche matin dans la capitale, où policiers et militaires restaient cependant très présents et la tension était palpable, a-t-on constaté.

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