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Le camp Mugabe accuse l'UE de vouloir "saper" l'unité du gouvernement

Au lendemain de la visite de représentants de l'Union européenne (UE) à Harare, un proche du président zimbabwéen a accusé Bruxelles de s'ingérer dans les affaires internes du pays et de vouloir mettre à mal l'unité du gouvernement.

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AFP - Le ministre de la Justice Patrick Chinamasa, proche du président Robert Mugabe, a accusé l'Union européenne (UE) de vouloir "saper l'unité du gouvernement d'union" après une visite de deux jours dans le pays, a rapporté lundi le journal d'Etat The Herald.

Les représentants de l'UE "veulent saper l'unité du gouvernement d'union. Ils parlent comme le MDC-T (Mouvement pour le changement démocratique de Morgan Tsvangirai). Ils avalent tout ce que dit le MDC-T", a déclaré M. Chinamasa, dont les propos ont été publiés dans le quotidien.

"Nous les appelons à lever les sanctions économiques. Nous ne voulons pas continuer à être perçus comme un pays qui fait pitié. Nous leur demandons également que l'aide soit consacrée au développement et non plus à des fins humanitaires", a-t-il ajouté, tout en précisant que le dialogue avec l'UE se poursuivait.

Il a également accusé l'UE d'"ingérence dans les affaires internes du Zimbabwe" en cherchant à évincer le gouverneur de la Banque centrale Gideon Gono et le procureur Johannes Tomana, selon le quotidien. Ces deux personnes, nommées unilatéralement en décembre par le président Mugabe, sont contestées par le MDC.

Le gouvernement d'union, créé en février sous la pression internationale pour sortir le Zimbabwe de la paralysie politique née de la défaite du régime aux élections générales de mars 2008, réunit le président Mugabe et l'ex-opposant Tsvangirai, aujourd'hui Premier ministre.

Une délégation de haut niveau de l'UE, première à visiter le Zimbabwe en sept ans, a rencontré samedi les deux hommes mais elle n'a pas discuté avec le président Mugabe de la question sensible des sanctions en cours depuis 2002.

L'UE refuse de lever ses sanctions, dont un gel de l'aide au développement et des restrictions ciblant M. Mugabe et ses proches, tant que le respect des droits de l'Homme n'aura pas été rétabli et l'accord de partage du pouvoir pleinement appliqué dans ce pays d'Afrique australe en ruines.
 

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