Accéder au contenu principal
ÉTATS-UNIS

Le républicain Wilson réprimandé par une résolution de la Chambre

Texte par : Dépêche
4 mn

Une résolution de "désapprobation" pour "entorse aux convenances" a été adoptée mardi à la Chambre des représentants contre le républicain Wilson qui avait crié "vous mentez" lors du discours d'Obama devant le Congrès.

Publicité

AFP - Une résolution de "désapprobation" a été adoptée mardi à la Chambre des représentants pour sanctionner le républicain Joe Wilson qui avait crié "vous mentez !" la semaine dernière en plein discours du président Barack Obama devant le Congrès américain.

La résolution a été adoptée par 240 voix contre 179. 12 démocrates ont voté contre la sanction et 7 républicains pour.

Selon le texte de la résolution, l'interruption du discours par le commentaire de M. Wilson est une "entorse aux convenances (...) au détriment de la Chambre". La résolution stipule ensuite que "la Chambre des représentants désapprouve la conduite du représentant de Caroline du Sud, M. Wilson, au cours de la session conjointe du Congrès du 9 septembre 2009".

Le représentant démocrate James Clyburn, l'un des promoteurs de la résolution de réprimande, a déclaré peu avant le vote: "Quand l'un d'entre nous, au cours d'une session solennelle, en violation des règles de la Chambre, lance honteusement des accusations envers le président des Etats-Unis, notre commandant en chef, et refuse d'exprimer formellement ses regrets, nous devons au minimum exprimer notre désapprobation".

Pour sa part le chef de la minorité républicaine John Boehner a qualifié la résolution présentée par les démocrates de "coup partisan".

"Ce n'est rien d'autre qu'un coup partisan destiné à détourner l'attention des gens, des vrais problèmes dont les Américains veulent débattre, c'est-à-dire la protection santé", a dit M. Boehner devant la Chambre. "C'est un jour triste pour la Chambre des représentants", a-t-il ajouté.

Plusieurs intervenants républicains ont argué devant la Chambre, avant le vote, que M. Wilson avait déjà présenté ses excuses, et qu'elles avaient été acceptées par le président et le vice-président.

"Vous mentez!", s'était exclamé mercredi soir M. Wilson au cours d'un discours solennel du président américain devant les deux chambres du Congrès, lorsque celui-ci a affirmé que sa réforme du système de santé ne bénéficierait pas aux immigrés illégaux.

M. Wilson avait présenté ses excuses au président moins de trois heures après son commentaire qu'il a qualifié de "déplacé" et "regrettable". Le président Obama avait accepté ses excuses.

M. Wilson a fait savoir qu'il ne s'excuserait pas de nouveau devant la Chambre des représentants comme le lui suggéraient les démocrates qui ont déposé la résolution de "désapprobation".

Le chef de la majorité démocrate de la Chambre, Steny Hoyer, a déclaré mardi lors de sa conférence de presse hebdomadaire que M. Wilson "aurait pu résoudre ce problème lui-même" mais qu'il n'a pas saisi l'occasion de présenter ses excuses devant la Chambre.

"Il a présenté ses excuses au président, je pense que c'est une bonne chose. Mais il a aussi troublé le bon ordre de la Chambre", a-t-il dit en ajoutant toutefois qu'il ne fallait "pas en faire plus que nécessaire".

Interrogé sur une éventuelle connotation raciale qui pourrait se trouver derrière la remarque de M. Wilson, le chef démocrate a répondu que "les attaques visant le président Obama sont inhabituellement corrosives". "J'espère qu'elles ne sont pas motivées par le racisme", a-t-il dit.

De son côté, l'épouse de M. Wilson, Roxanne Wilson, s'est exprimée dans une vidéo sur le site internet de son mari pour défendre ce dernier, en estimant qu'il "ne mérite pas le traitement que lui réserve le Congrès".

"Joe m'a appelé après le discours mercredi soir. Je lui ai dit: +qui est le dingue qui a crié: vous mentez!+", a-t-elle dit.

"Il m'a dit +c'est moi+".

"J'ai dit +non mais sérieusement qui est-ce?+".

"Je ne pouvais pas croire que c'était lui", a-t-elle dit en ajoutant que son mari est quelqu'un de "très passionné".

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.