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FRANCE

Éric Woerth prévoit un déficit budgétaire de 130 milliards d'euros

Texte par : Dépêche
3 mn

En 2009, le déficit budgétaire de l'État français devrait être "de l'ordre de 130 milliards d'euros", a estimé Éric Woerth, le ministre du Budget. Pour 2010, il a évoqué une amélioration à "110-115 milliards".

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AFP - Le déficit budgétaire de l'Etat devrait s'élever à 130 milliards d'euros cette année puis se résorber légèrement en 2010, autour de 110 ou 115 milliards, en raison d'un petit regain de la croissance, a déclaré dimanche le ministre du Budget Eric Woerth.

En 2009, le déficit de l'Etat devrait être "de l'ordre de 130 milliards", a-t-il dit lors de l'émission "17H Politique", sur I-Télé, confirmant de précédentes estimations. "Je n'en suis pas sûr, je ne sais pas ce que seront les recettes de l'impôt sur les sociétés et de la TVA d'ici la fin de l'année", a-t-il toutefois nuancé.

Pour 2010, il a évoqué une amélioration à "110-115 milliards", car "l'économie ira mieux" et dopera les recettes fiscales.

"Nous continuons à aider la relance mais moins, on aide plutôt la sortie de crise, il y a des dépenses qui s'arrêteront", a souligné M. Woerth.

Le gouvernement a révisé à la hausse cette semaine sa prévision de croissance pour 2010. Le produit intérieur brut (PIB) devrait gagner 0,75% contre 0,5% attendu jusque-là.

Selon M. Woerth, lorsqu'on passe de 0,5% à 0,75% de croissance du PIB, cela correspond à "2 à 3 milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires parce que l'activité est meilleure".

En revanche, le déficit public (Etat, collectivités locales et sécurité sociale) "ne sera pas amélioré" en 2010, "parce que la sécurité sociale plongera de 10 milliards de plus, parce que le chômage continuera d'augmenter", a expliqué le ministre.

Le gouvernement table sur un déficit public autour de 7% à 7,5% du PIB cette année et une stabilisation l'an prochain.

"On doit maintenant accompagner la sortie de crise", a estimé M. Woerth, "si on ne le fait pas, on va retomber dans la crise". Il a toutefois affirmé que "la réponse (n'était) pas l'augmentation des impôts" mais plutôt "l'augmentation de l'activité".

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