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LÉGISLATIVES PORTUGAISES

Les socialistes au pouvoir favoris des élections de dimanche

Texte par : Dépêche
4 mn

Défaits aux européennes de juin, les socialistes, emmenés par le Premier ministre sortant, José Socrates (photo), jouissent d'une avance dans les sondages publiés deux jours avant la tenue des élections législatives.

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AFP - Battus aux européennes de juin par la droite, les socialistes au pouvoir au Portugal ont pris un net avantage dans les sondages à deux jours des élections législatives dont ils sont désormais les favoris, même si la majorité absolue est loin de leur être acquise.

Les derniers sondages de la campagne, publiés vendredi, créditent le PS du Premier ministre sortant José Socrates d'une avance de huit points sur les sociaux-démocrates de centre-droit de Manuela Ferreira Leite, alors que les deux formations étaient au coude-à-coude il y a moins de deux semaines.

Avec 38 à 38,8% des intentions de vote contre 29,1 à 30% pour le Parti social-démocrate (PSD), le PS obtiendrait 100 députés sur 230 à l'Assemblée, au lieu de 121 actuellement. Ensemble, les deux formations de droite, PSD et CDS-PP, compteraient seulement 95 élus.

Refusant de céder à l'euphorie, José Socrates a souligné à l'occasion d'un meeting qu'"aucun sondage ne gagne les élections" tandis que sa rivale du PSD se disait "peu préoccupée", rappelant que les instituts de sondage n'avaient pas prévu la victoire des sociaux-démocrates aux européennes.

Toutefois, les commentateurs soulignaient vendredi la grande convergence des derniers sondages, donnant tous sans exception la victoire au PS.

"Le PS n'est pas très loin de pouvoir reconduire sa majorité absolue, ce qui il y a encore une semaine paraissait hautement improbable", soulignait même dans un éditorial Luis Queiros, de l'institut de sondage Marktest.

Selon le politologue Antonio Costa Pinto, "un certain électorat hésitant a fini par revenir vers le PS, en particulier ceux qui avaient voulu punir Socrates aux européennes ou qui se sont abstenus".

En outre, "Ferreira Leite, en misant toute sa stratégie sur la critique du gouvernement sans propositions alternatives, n'a pas réussi à mobiliser l'électorat", a déclaré M. Costa Pinto à l'AFP.

Tout au long de la campagne, José Socrates, partisan d'un socialisme réformiste et pragmatique, s'est attaché à ancrer son discours à gauche, se présentant comme l'unique recours contre la droite, pour tenter de contrer la forte progression attendue du Bloc de Gauche.

Créditée en début de campagne de 14 voire 16% des intentions de vote, cette formation d'extrême gauche connaît un tassement dans les derniers sondages qui lui attribuent 9,4 à 11% des suffrages, ce qui en ferait la troisième force politique du pays.

Ces derniers jours, le Bloc a accentué ses attaques contre le Premier ministre sortant, qualifié de "libéral radical dangereux" par son dirigeant, le trotskiste Francisco Louça.

Le Bloc, comme les communistes et verts de la Coalition démocratique et unitaire (CDU), crédités d'environ 8% des intentions de vote, ont exclu toute alliance avec un éventuel gouvernement minoritaire socialiste.

"Le seul vote utile est le vote pour le Bloc de Gauche car il met fin à la majorité absolue", a assuré jeudi soir Francisco Louça, au cours d'une rencontre-débat avec des étudiants.

Craignant le retour de bâton de sondages trop favorables, les socialistes se gardaient cette fin de semaine de manifester leur enthousiasme, toute mention à une possible majorité absolue ayant été "proscrite" par l'état-major de campagne, selon plusieurs médias portugais.

"La consigne est au silence. La majorité absolue : on en rêve, mais on ne le dit pas...", résumait le Diario de Noticias.

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