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Villepin assigne Sarkozy en justice

Alors que débute une semaine d'audience cruciale pour la défense du procès Clearstream, les avocats de Dominique de Villepin ont assigné ce lundi le président Nicolas Sarkozy pour "atteinte à la présomption d'innocence".

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La deuxième semaine du procès Clearstream s’annonce décisive pour Dominique de Villepin, dont l’audition, mercredi, devrait être un des moments-clés des interrogatoires.

 

L’ancien Premier ministre va devoir répondre point par point sur le fond du dossier. Il joue son avenir politique cette semaine, lui qui encourt cinq ans de prison pour complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux et recel de vol.


Retour au judicaire après les offensives médiatiques

 

Les débats devraient retrouver le terrain judicaire après une semaine d’agitation provoquée par les offensives médiatiques des camps sarkozyste et villepiniste.


La principale polémique est née des propos du président Nicolas Sarkozy, qui a qualifié les cinq prévenus de "coupables" lors d’une interview télévisée mercredi dernier.


Une sortie qui a aussitôt fait réagir le camp Villepin, dont les avocats ont formellement annoncé lundi leur intention d’assigner le président de la République, pour violation de la présomption d’innocence.


Une réponse purement "symbolique", selon Philomé Robert, qui couvre le procès pour FRANCE 24. "Le président de la République, dans le cadre de ses fonctions, est protégé par une immunité totale et ne peut être attaqué".


Nouveau face à face Lahoud-Gergorin mardi


Le procès reprend ce lundi avec les témoignages de plusieurs parties civiles, dont l'ancien dirigeant de Thomson-CSF, Alain Gomez, qui entend raconter au tribunal sa stupeur lorsqu’il a appris que son nom figurait sur les listings falsifiés.


Mardi, c’est au tour des prévenus de retrouver la barre, avec un nouveau face-à-face qui s’annonce tendu entre Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin. La première confrontation entre les deux hommes avait tourné au dialogue de sourds. Le mathématicien avait affirmé être "la chose" de l’ancien dirigeant d’EADS, qui lui s’était présenté comme le "pigeon" de cette affaire.

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