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PRÉSIDENTIELLE GABONAISE

La Cour constitutionnelle entame le recomptage des voix

Texte par : Dépêche
3 mn

Les bulletins de l'ensemble des bureaux de vote gabonais vont être recomptés ce mardi, après plusieurs recours en annulation de la présidentielle du 30 août. Selon les résultats officiels, Ali Bongo a été réélu avec 41,73 % des suffrages.

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AFP - La Cour constitutionnelle gabonaise va procéder mardi au recomptage des voix de l'ensemble des bureaux de vote de l'élection présidentielle du 30 août, dans le cadre des recours en annulation du scrutin, a-t-on appris samedi soir de sources concordantes.

"Le recomptage des suffrages" est prévu "le mardi 29 septembre à partir de 14H00" (13H00 GMT) selon un courrier de la Cour constitutionnelle, a affirmé à l'AFP Richard Moulomba Mombo, porte-parole de l'opposant historique Pierre Mamboundou, classé 3e au scrutin.

La même information, qui avait été rapportée à l'AFP par l'entourage d'un autre candidat ayant requis l'anonymat, a été confirmée tard samedi par la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo à l'antenne de Radio France Internationale (RFI).

"Comme ça avait déjà été fait par la Cour constitutionnelle au moment de la proclamation des résultats, les procès-verbaux de l'ensemble des bureaux de vote seront vus en présence cette fois-ci des huissiers désignés par des requérants", a expliqué Mme Mborantsuo.

"Il s'agit pratiquement d'un dépouillement mais cette fois-ci des procès-verbaux de chaque bureau de vote. S'il y en a 2.800, ce sont les 2.800 qui seront recomptés", a-t-elle ajouté.

Selon les résultats officiels annoncés le 3 septembre et validés le lendemain par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame (25,88%) et Pierre Mamboundou (25,22%).

MM. Mba Obame et Mamboundou se déclarent chacun vainqueur de ce scrutin à tour unique, organisé de manière anticipée après le décès, en cours de mandat, d'Omar Bongo qui était depuis 41 ans à la tête du Gabon. La contestation a été marquée par des incidents à Libreville, des émeutes et pillages à Port-Gentil (ouest), capitale économique et fief de l'opposition.

Selon le bilan officiel, les violences ont causé trois morts dans cette ville, placée, depuis, sous couvre-feu. L'opposition a fait état d'un décompte minimum de cinq morts.

La Cour constitutionnelle a été saisie au total de onze recours en annulation déposés par neuf candidats et une citoyenne. Elle a jusqu'au 18 octobre pour statuer.
 

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