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Guy-André Kieffer serait vivant, selon le procureur d'Abidjan

L'affaire Kieffer, du nom du journaliste franco-canadien disparu en Côte d'Ivoire en 2004 alors qu'il enquêtait sur des malversations dans la filière cacao, pourrait rebondir après les déclarations faites par le procureur d'Abidjan (photo).

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Coup de théâtre dans l’affaire Kieffer. Mercredi soir, le procureur d'Abidjan, Raymond Tchimou, cité par l'Agence France-Presse, a émis des doutes concernant le décès de Guy-André Kieffer. Selon lui, le journaliste franco-canadien, disparu en 2004 en Côte d'Ivoire, serait vivant et aurait été exfiltré du pays. Pour étayer ses dires, le procureur ajoute qu'il a un "épais" dossier sur la question.


Guy-André Kieffer, qui enquêtait sur la corruption dans la filière cacao en Côte d'Ivoire lors de sa disparition, a été vu vivant pour la dernière fois le 16 avril 2004. Il avait alors rendez-vous avec le beau-frère de la femme du président Gbagbo, l'un de ses informateurs.

 

 

Lors d'une conférence de presse organisée jeudi matin, l'avocat du frère du journaliste, Me Alexis Gublin, a qualifié ces propos "d"inacceptables" et réclame "les preuves" de ce qu'avance Raymond Tchimou. "Il n'est pas acceptable que l'on redonne espoir à une famille sans en apporter la preuve, a-t-il affirmé. Si, effectivement, Monsieur Tchimou a la preuve que Guy-André Kieffer est vivant, il doit nous en communiquer la preuve au plus vite."

 

Plus de cinq ans après la disparition de Guy-André Kieffer, son frère a du mal à croire à la théorie du procureur. "Je doute beaucoup de cette thèse parce qu'on n'a pas eu le moindre signe de vie depuis cinq ans, lance Bernard Kieffer, dépité. Mais aussi parce que tous les témoignages qui ont été recueillis dans le cadre de l'instruction française laissent penser qu'il a été exécuté dans les deux ou trois jours qui ont suivi son enlèvement."

 

Cette dernière hypothèse semble se confirmer à l'écoute de la version avancée par Alain Gossé, sergent-chef au service logistique de la présidence ivoirienne, lors d’une interview accordée à France 3, et diffusée quelques heures avant la déclaration du procureur Raymond Tchimou. 

 

Alain Gossé affirme avoir vu et parlé au journaliste détenu dans une "cellule" de la présidence où il avait été conduit par "deux équipes de commandos" le jour de sa disparition, puis qu'il avait été tué par erreur trois jours plus tard. Il accuse notamment trois hommes, proches du président Laurent Gbagbo et de son épouse, Simone, d'être à l'origine de l'enlèvement et de la mort du journaliste.

 

Ces derniers éléments vont-ils faire avancer l’enquête ou ne servent-ils qu'à faire diversion ? Pour l’heure, les deux juges français en charge de l'affaire attendent les éléments du dossier dont le procureur d'Abidjan dit disposer.



  

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