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FRANCE

Les petites entreprises hostiles au grand emprunt national

Texte par : Dépêche
2 min

Pour plus de la moitié des dirigeants de très petites entreprises (TPE) le projet de grand emprunt national souhaité par le président français, Nicolas Sarkozy, confine à l'opération de communication.

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REUTERS - Cinquante-quatre pour cent des dirigeants de très petites entreprises sont hostiles au projet de grand emprunt cher au président Nicolas Sarkozy, selon un sondage OpinionWay.

 

L'enquête, pour le compte du cabinet Fiducial, a été réalisée à l'occasion du Salon des micro-entreprises qui se tiendra la semaine prochaine au Palais des Congrès à Paris et dont le chef de l'Etat sera l'invité de marque.

 

Elle montre que 52% des dirigeants de TPE jugent le projet de grand emprunt inapproprié en cette période de crise et qu'ils sont 61% à y voir surtout une opération de communication.

 

Plus de trois sur quatre jugent que les priorités annoncées pour le grand emprunt devraient révéler avant tout de mesures et d'investissements au niveau européen et non national.

 

Les patrons de TPE sont également sévères sur le plan de relance lancé en décembre 2008 pour soutenir l'économie française : 15% seulement jugent qu'il a été efficace pour la relance de l'activité de leur entreprise, 21% qu'il leur a permis de limiter des licenciements et 22% une faillite.

 

A peine un sur trois (34%) juge efficaces les mesures prises pour enrayer le gel des crédits bancaires vis-à-vis des entreprises.

 

Pour autant, 72% des patrons de très petites entreprises espèrent voir reconduire l'exonération des charges des embauches dans les entreprises de moins de 20 salariés, une des mesures phares du plan de relance.

 

La crise, en attendant, continue de se faire sentir avec pour principale conséquence une forte fragilisation de leur trésorerie constatée par 61% des répondants à l'enquête. Les patrons de PME évoquent aussi des reports d'investissements (40%) et des réorganisations (30%) mais seulement 7% ont dû se résoudre à des licenciements.

 

Vingt-deux pour cent avouent avoir failli cesser leur activité et 23% le craignent encore d'ici la fin de l'année.
 

L'enquête a été réalisée par téléphone du 22 au 25 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 504 dirigeants de TPE.

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