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IRAN

L'AIEA inspectera le nouveau site nucléaire de Qom le 25 octobre

Texte par : Dépêche
3 min

L'annonce a été faite par le chef de l'AIEA, Mohamed El Baradei, qui indique aussi que les États-Unis, la France et la Russie pourraient se réunir le 19 octobre avec l'Iran pour discuter de l'enrichissement de l'uranium iranien par un pays tiers.

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REUTERS - Des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se rendront le 25 octobre sur le site d'enrichissement d'uranium en construction dont l'Iran a révélé l'existence au monde il y a seulement une dizaine de jours.

 

 L'annonce de cette inspection a été faite dimanche à Téhéran par le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradeï, qui s'est félicité de la "coopération" entre la République islamique et les six puissances mondiales qui négocient avec elle, depuis leur réunion jeudi dernier à Genève.

 
 
 

 La construction d'un site souterrain d'enrichissement de l'uranium près de la ville sainte de Qom, au sud-ouest de Téhéran, avait été tenue secrète jusqu'à la veille de cette réunion, au grand dam des Six - Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Chine, France et Allemagne.

 

 L'Iran a accepté l'inspection de l'AIEA et cette visite se déroulera le 25 octobre, a déclaré ElBaradeï lors d'une conférence de presse commune avec le directeur de l'agence iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi.

 

"Il est important pour nous d'avoir une coopération exhaustive sur le site de Qom. Il est important d'envoyer nos inspecteurs s'assurer par eux-mêmes que cette installation à une finalité pacifique", a ajouté le diplomate égyptien.

 
 
 
Transparence
 

Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique alors que Téhéran jure que son programme nucléaire n'a d'autres objectifs que civils et revendique son droit à maîtriser toute la technologie de l'atome.

 

ElBaradeï a estimé que l'Iran "aurait dû" prévenir l'AIEA à temps de sa décision de construire une nouvelle usine d'enrichissement, comme le prévoient les statuts de l'agence onusienne renforcés en 1992 pour s'assurer d'une transparence maximale.

 

Jusque-là il suffisait à un Etat membre d'aviser l'agence viennoise six mois avant d'introduire des matériaux nucléaires sur un site nouveau. Mais Salehi a fait valoir que l'Iran s'en tenait à cet arrangement antérieur pour protester contre "l'intrusion injuste" du Conseil de sécurité de l'Onu dans ce dossier.

 

Le représentant iranien a déclaré qu'il discuterait lors d'une réunion le 19 octobre au siège de l'agence des modalités des inspections de l'AIEA sur le site proche de Qom, capable d'accueillir 3.000 centrifugeuses dans 18 mois.

 

Les puissances occidentales soupçonnent l'Iran d'avoir utilisé la réunion de Genève pour tenter de gagner du temps et d'éviter de nouvelles sanctions, mais le négociateur iranien Saïd Jalili a assuré que la rencontre avait permis "un accord sur la manière de continuer le dialogue avec les Six".

 

 Selon ElBaradeï les divergences qui persistent peuvent être résolues par la seule diplomatie. "La relation entre l'Iran et les puissances mondiales a évolué de la conspiration vers la transparence et la coopération".

 

Pour sa part, le président Mahmoud Ahmadinejad a estimé que la rencontre de Genève avait "dissipé toutes les ambiguïtés en raison de la bonne coopération de l'Iran avec l'AIEA".

Néanmoins, l'agence chercherait des éclaircissements sur certaines études faites en Iran sur les explosifs de forte puissance et des systèmes de missiles susceptibles d'être équipés de têtes nucléaires.

 

 

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