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Des femmes témoignent de viols commis par les militaires

Plusieurs femmes affirment avoir été victimes de viols lors de la sanglante répression de la manifestation de l'opposition, le 28 septembre, à Conakry. Envoyée spéciale de FRANCE 24 en Guinée, Tatiana Mossot a recueilli leurs témoignages.

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Dans le reportage proposé ci-dessus par FRANCE 24, des femmes affirment avoir été violées par des militaires durant la manifestation, durement réprimée par l’armée et la garde présidentielle, organisée à Conakry le 28 septembre.

 

L'une d'entre elle témoigne : "Il y a quelqu'un qui est venu mettre sa main sur... Je ne sais pas comment dire ça..." Le sexe ? "Oui. Donc, ils m'ont violée. Je suis sortie du stade nue."

 

Le rassemblement du 28 septembre est désormais synonyme de la barbarie infligée à ces femmes. Lorsque les militaires ont tiré sur les manifestants, seules ces dernières ont eu du mal à s'échapper. La panique ayant gagné la foule, elles se sont retrouvées prisonnières des soldats.

 

Un homme témoigne : Il y avait "cinq filles, cinq soldats. Ils les violaient. Je me suis retourné. Derrière le portail, [un autre prenait son] fusil comme ça, et il le faisait rentrer dans le sexe d'une fille."

 

Interrogé sur les témoignages de viols, le ministre guinéen de la Santé a expliqué que les hôpitaux n'ont été saisis d'aucune plainte. Ce n’est pourtant pas l'avis d’un médecin urgentiste, qui souhaite garder l'anonymat : "Le viol collectif, le viol en plein jour sur un terrain, sincèrement, c'est inhabituel en Guinée. Et c'est préoccupant. [Les femmes] ont peur de venir. Et nous, on n’est pas très rassuré parce qu'on craint les conséquences de s'être exprimé."

 

Des appels ont été lancés par les médecins à travers les radios locales, afin d'inciter les victimes à venir recevoir des soins et effectuer le test de détection du VIH-sida. Plusieurs ONG enquêtent sur ces viols, passibles de lourdes peines devant le Tribunal pénal international (TPI).

 

Le président de l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow, a déclaré à l’AFP disposer déjà des témoignages "d'une trentaine de femmes violées" par les militaires, le 28 septembre.

  

"Nous sommes en train de constituer une association de femmes violées, afin que les victimes puissent porter plainte", annonce ce Guinéen de 77 ans, ancien vice-président de la Fédération international des droits de l'Homme (FIDH).

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