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FRANCE

Mitterrand se défend des actes pédophiles dont on l'accuse

Texte par : Dépêche
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3 min

En réponse à la polémique déclenchée par son livre "La Mauvaise Vie", le ministre français de la Culture, Frédéric Mitterrand, a condamné sur TF1 le tourisme sexuel et la pédophilie, à laquelle il n'a "jamais participé d'aucune manière".

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AFP - Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand s'est vigoureusement défendu au journal télévisé de TF1 jeudi soir, déclarant "condamner absolument le tourisme sexuel qui est une honte" et la pédophilie à laquelle il n'a "jamais participé d'aucune manière".

Il a également affirmé n'avoir "jamais" eu l'intention de démissionner, précisant que Nicolas Sarkozy et François Fillon lui avaient témoigné leur "confiance".

Interrogé pour savoir s'il serait "présent dans l'Hémicycle" le jour du vote d'une loi contre le tourisme sexuel, il a vivement réagi.

"Je condamne absolument le tourisme sexuel qui est une honte, je condamne la pédophilie à laquelle je n'ai jamais participé d'aucune manière", a-t-il lancé.

"Toutes les personnes qui m'accusent de ce genre de choses devraient avoir honte de faire une chose pareille, et toutes les personnes qui font cela sont des personnes qui font l'amalgame : c'est le premier stade de la calomnie et de l'injustice", a poursuivi le ministre.

Publié en 2005, son livre "La mauvaise vie", à l'origine d'une vive polémique, n'est "en aucun cas une apologie du tourisme sexuel" ni "une apologie de la pédophilie", a-t-il martelé.

"Je tiens simplement à préciser deux points essentiels (...) d'une part, ce n'est en aucun cas l'apologie du tourisme sexuel, en aucun cas, même si un des chapitres est précisément une traversée de cet enfer, avec la fascination que cet enfer peut susciter", a-t-il précisé.

Il a assuré n'avoir pas fréquenté de mineurs. "Quand même vous reconnaissez quelqu'un qui a 40 ans, un boxeur de 40 ans ne ressemble pas à un mineur, enfin franchement !"

"En aucun cas, je n'ai jamais fait de mal à personne dans ma vie, jamais", a insisté Frédéric Mitterrand.

Interrogé pour savoir s'il avait commis "une erreur", il a répondu : "Une erreur oui, un crime non, une faute même pas".

"Je pense que j'ai fait une faute contre l'idée de la dignité, de la dignité humaine, et je pense que d'une certaine manière, il faut se refuser absolument à ce genre d'échanges", a-t-il développé.

"Ce n'est pas un récit totalement autobiographique, vous avez dû le noter, il n'y a rien de marqué dessus", a asséné le neveu de l'ancien président François Mitterrand.

"Que vienne me jeter la première pierre celui qui n'a pas commis ce genre d'erreur. Parmi tous les gens qui nous regardent ce soir, quel est celui qui n'aurait pas commis ce genre d'erreur au moins une seule fois ?", s'est-il ensuite interrogé.

Cet ouvrage où il confessait son penchant pour les "garçons" durant des séjours en Thaïlande, est à l'origine d'une virulente campagne lancée par l'extrême droite, mobilisée depuis le soutien exprimé par le ministre de la Culture au cinéaste Roman Polanski.

Malgré le soutien à Frédéric Mitterrand affiché par le gouvernement, la polémique a enflé jeudi, divisant à gauche et embarrassant à droite
 

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