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Amélie Mauresmo met un terme à sa saison, faute d'envie

L'ancienne numéro un mondiale Amélie Mauresmo a mis fin à sa saison, renonçant à disputer les deux derniers tournois à son programme, faute d'envie. La Française dit ne pas avoir pris de décision quant à la suite de sa carrière.

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La joueuse française Amélie Mauresmo a décidé de ne pas participer aux deux derniers tournois programmés dans son calendrier, à Linz et au Luxembourg. "Depuis mon retour de l'US Open, j'ai essayé de m'entraîner, mais je n'ai pas retrouvé l'envie de reprendre la compétition. Je ne souhaite pas me précipiter ni forcer les choses. Je me laisse encore le temps de la réflexion avant de prendre une décision pour la suite de ma carrière." Cette déclaration faite par la joueuse sur son site internet laisse planer le doute sur une possible retraite de l’ancienne numéro un mondiale.

Malgré un début d’année marqué par une victoire au tournoi GDF-Suez de Paris, sa motivation s’est effilée au long de la saison. Une décevante performance à Roland-Garros - où elle a été éliminée au premier tour - et un retour perdant à Toronto avant de rebondir à New Haven... Amélie Mauresmo était habituée à de meilleurs résultats.

Numéro un mondial en 2004 et 2006, c’est au Grand Chelem d’Australie, en 1999, que la Française s’est véritablement distinguée pour ses joutes raquette en main et hors des courts. Alors âgée d’à peine 19 ans, face à la toute nouvelle numéro un mondiale Lindsay Davenport, Mauresmo arrache une victoire historique 7-5 dans la manche décisive. Mais en finale, Martina Hingis est trop forte pour la jeune française.

Meilleure joueuse française de l’ère Open

"Cette quinzaine restera un moment inoubliable pour moi. C’est en Australie, malgré ma finale perdue contre Martina Hingis, que j’ai franchi l’échelon qui me manquait pour rivaliser avec le gotha du tennis féminin. C’est également en Australie que j’ai éclaté. Pendant deux semaines, je n’ai pas touché terre. A partir de ce jour-là, les joueuses ont commencé à se méfier de moi," explique-t-elle sur son site.

C’est aussi à cette occasion que Mauresmo fait le premier "coming out" du sport français. Dans une interview au magazine gay et lesbien "Têtu" (1999, n.32), la championne raconte comment elle a révélé à la presse son homosexualité : "J’ai fait une interview pour 'Le Figaro'. La journaliste voulait écrire un portrait, elle m’a demandé pourquoi j’avais déménagé. Je lui ai répondu que mon amie vivait à Saint-Tropez, et qu’'amie', c’était 'ie'."

Le monde du tennis, peu habitué à ce genre de révélation, est partagé. Martina Hingis lâche la première ogive. "J’ai l’impression de jouer contre un homme", déclare à l'époque la Suissesse. Mais d’autres joueuses prennent sa défense, comme Anna Kournikova ou Sylvie Testud.

En dix ans, Mauresmo est devenue la meilleure joueuse française de l’ère Open, avec 25 tournois en simple gagnés - dont deux titres de Grand Chelem décrochés en 2006, l’année où le président Chirac la nomme chevalier de la Légion d’honneur. Un fabuleux destin qui pourrait prendre fin, du moins sur les courts.

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