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PRIX NOBEL DE LA PAIX

"Surpris" et "honoré", Barack Obama lance un "appel à l'action"

Texte par : Dépêche
3 min

Le président américain affirme avoir été "surpris" de se voir décerner, ce vendredi, le prix Nobel de la paix. Et ajoute que cette récompense représente un appel à relever "les défis du XXIe siècle" pour l'ensemble des nations.

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AFP - Le président américain Barack Obama a dit vendredi qu'il ne méritait pas le prix Nobel de la Paix, mais qu'il l'acceptait "avec surprise et une profonde humilité" comme un "appel à l'action" internationale.

Dans sa première réaction publique à l'annonce sensationnelle venue d'Oslo, M. Obama a dit voir là un "appel à l'action" contre le réchauffement climatique ou la prolifération nucléaire et pour la résolution des conflits.

"Je prends la décision du comité Nobel avec surprise et une profonde humilité", a-t-il déclaré dans la roseraie de la Maison Blanche.

M. Obama a dit ne pas voir là "la reconnaissance de (ses) propres mérites".

"Pour être honnête, je n'ai pas l'impression que je mérite de me retrouver en compagnie de tant de personnalités qui ont transformé leur époque et qui ont été distinguées par ce prix", a-t-il dit dans l'intention évidente de parer les critiques selon lesquelles il n'en avait pas fait assez pour mériter le prix.

Il a aussi tâché de parer les critiques visant le comité Nobel en soulignant que celui-ci s'était souvent servi du prix, non pas seulement pour récompenser une action, mais pour faire avancer certaines causes.

"C'est pourquoi j'accepterai cette récompense comme un appel à l'action, un appel lancé à tous les pays pour qu'ils se dressent face aux défis communs du XXIe siècle", a-t-il dit.

M. Obama s'est d'abord employé à éviter que son propos ne paraisse trop solennel. Il a rapporté comment, après avoir été réveillé pour apprendre la nouvelle, ses deux filles Malia et Sasha l'ont aidé à "mettre les choses en perspective" en lui disant que c'était aussi l'anniversaire de leur chien et qu'elles se réjouissaient à l'idée d'un week-end de trois jours parce que lundi est férié aux Etats-Unis.

Mais il est rapidement passé à un ton plus sérieux.

"Nous ne pouvons tolérer un monde dans lequel les armes nucléaires se propagent dans davantage de pays", a-t-il commencé par dire.

Il a aussitôt après évoqué le réchauffement climatique, conscient que c'est dans ce combat que les attentes internationales sont les plus grandes en ce qui le concerne.

"Nous ne pouvons pas accepter la menace grandissante représentée par le changement climatique", a-t-il dit, "c'est pourquoi tous les pays doivent désormais accepter leur part de responsabilité et modifier la façon dont nous nous servons de l'énergie".

Il a explicitement mentionné le conflit israélo-palestinien et prôné un "engagement inébranlable" pour que les Israéliens puissent vivre en sécurité et que les Palestiniens aient leur Etat.

D'une manière générale, il s'est de nouveau livré à un plaidoyer pour le multilatéralisme et l'action internationale concertée. Il a répété que son administration avait engagé "une nouvelle ère de dialogue", mais il a souligné qu'un "dirigeant seul ou un pays seul ne peut relever tous ces défis".

Il a évoqué la nécessité de défendre les libertés individuelles, appelé à la tolérance, et rappelé à la fois que le monde connaissait la crise économique et qu'il menait lui-même deux guerres en Afghanistan et en Irak.
 

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