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FRANCE - MAROC

Medhi Ben Barka aurait été incinéré dans l'Essonne

Texte par : Dépêche
2 min

Georges Fleury, auteur d'ouvrages sur la guerre d'Algérie, révèle, dans le "Journal du Dimanche", posséder des documents confidentiels de la gendarmerie indiquant que le corps de l'opposant marocain aurait été incinéré dans l'Essonne.

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AFP - Le corps de Mehdi Ben Barka pourrait être incinéré dans l'Essonne, selon l'écrivain Georges Fleury, qui affirme dans le Journal du Dimanche être en possession d'un rapport de gendarmerie inconnu jusqu'alors consacré à la disparition l'opposant marocain.

Ben Barka, chef de file de l'opposition marocaine en exil, a disparu le 29 octobre 1965 à Paris, lors d'une opération menée par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français.

L'affaire n'a jamais été totalement élucidée malgré deux instructions judiciaires. Le corps de Ben Barka n'a toujours pas été découvert et les conditions de sa mort n'ont pas été établies.

M. Fleury, qui a publié nombre d'ouvrages sur la guerre d'Algérie notamment, raconte dans cette interview être en possession "depuis vingt-cinq ans" de ce rapport, qui n'est pas versé au dossier judiciaire.

Selon M. Fleury, qui se dit prêt à communiquer le rapport au juge chargé de l'enquête, Patrick Ramaël, les gendarmes disposaient de renseignements précis sur l'équipe soupçonnée d'avoir assassiné l'opposant marocain.

"Dans ce dossier, on voit que les gendarmes ont un informateur qui leur livre des éléments précis sur deux personnes qui auraient incinéré le cadavre de Ben Barka", explique l'écrivain dans le Journal du dimanche.

M. Fleury "croit beaucoup", comme la personne qui lui a livré ce rapport des gendarmes, à la thèse de l'incinération du corps de Ben Barka dans l'Essonne.

L'écrivain affirme avoir "rangé" ce dossier chez lui, croyant que "cet épisode était oublié depuis longtemps". "J'ai fait cinquante-quatre livres depuis 1973, je n'ai jamais voulu m'attaquer à l'affaire Ben Barka, la plus glauque de toutes", explique M. Fleury.

"En le relisant, j'ai découvert que la justice, dès 1966, s'était intéressée aux Marocains à l'encontre desquels le juge d'aujourd'hui lance en vain des mandats internationaux", rapporte-t-il.

Diffusés le 18 septembre par Interpol deux ans après avoir été signés par le juge Patrick Ramaël, ces mandats, dont l'un vise le chef de la gendarmerie royale marocaine, ont été bloqués quelques jours plus tard par le parquet de Paris dans l'attente de "précisions" demandées par l'organisation internationale.

Outre le général Benslimane, les mandats suspendus visent le général Abdelhak Kadiri, ancien patron du renseignement militaire, Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando marocain auteur de l'enlèvement, et Abdlehak Achaachi, agent du Cab 1, une unité secrète des services marocains.

 

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