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Opération ville morte à Conakry

La capitale guinéenne a observé, mardi, une seconde journée de deuil en hommage aux victimes du 28 septembre. De son côté, la Cédéao a indiqué vouloir convoquer une nouvelle réunion sur la question guinéenne. En présence de la junte et de membres de

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Conakry, ville morte. À l’appel des syndicats, les habitants de Conakry ont observé, mardi, une seconde journée consécutive "d’hommage, de compassion et de recueillement". Après que la junte a interdit tout rassemblement de l’opposition, beaucoup de Guinéens ont respecté la consigne de l’intercentrale syndicale qui les a invité à rendre hommage pacifiquement aux victimes de la répression du lundi 28 septembre.

Dans le même temps, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), dont la présidence est assurée par le Nigeria, annonçait, lundi, une nouvelle réunion de ses dirigeants pour étudier les moyens de résoudre les conflits politiques en Guinée et au Niger. Le chef de l'Etat nigérian, Umaru Yar’Adua, a précisé que ce sommet de la Cédéao se tiendrait éventuellement jeudi ou samedi à Abuja, et que les deux questions y seraient abordées.

"Les actes des dirigeants militaires de Guinée sont contraires à tous les accords conclus, et mon frère du Niger continue à prendre des mesures qui envoient de mauvais signaux au monde entier", a indiqué le numéro un nigérian. Nous avons versé trop de sang et enregistré trop de pertes matérielles dans la lutte pour la démocratie, nous ne pouvons donc pas nous permettre de nouveaux conflits."

La Cedeao a également condamné les actes délibérés de brutalité, de viol de femmes et de massacre perpétrés par des troupes armées à l’encontre de civils non-armés le 28 septembre.

La communauté internationale cherche à obtenir la démission du capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte guinéenne qui a pris le pouvoir en décembre après la mort du président Lansana Conté. Les observateurs doutent qu’il reste au pouvoir jusqu’au scrutin présidentiel prévu le 31 janvier. L’Union africaine (UA) a fixé au 17 octobre l’expiration d’un ultimatum demandant au chef de l'Etat autoproclamé de renoncer à être candidat à la présidentielle de fin janvier.

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