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Le procureur confirme l'existence de "deux ADN identifiables" sur les scellés

Après les révélation du quotidien "Le Parisien" de ce jeudi, le procureur général de la cour d'appel de Dijon confirme que des traces d'ADN "identifiables" ont été découvertes sur des scellés saisis dans le cadre de l'affaire Grégory.

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L’affaire de l’assassinat du petit Grégory est relancée, vingt-cinq ans après la mort du petit garçon de 4 ans et demi, et presque un an après la réouverture du dossier. Des expertises ont permis d'isoler des traces génétiques d'un homme et d'une femme sur des pièces à conviction.

Des traces ADN ont notamment été retrouvées sur une lettre de menaces adressée à la famille Villemin en juillet 1985 - soit neuf mois après la mort de Grégory - et attribuée à l’assassin. "Sur le timbre de cette enveloppe, l’expertise met en évidence un profil ADN féminin permettant une identification", a annoncé lors d’une conférence de presse le procureur général de Dijon, Jean-Marie Beney. "Cette enveloppe contenait une lettre sur laquelle un profil masculin permettant également une identification a été découvert", a-t-il ajouté.

Pas d'ADN des parents du petit Grégory

Des éléments génétiques ont également été retrouvés sur les trois cordelettes qui avaient servi à étrangler et à ligoter le petit garçon. De l'ADN venant d'une femme et d'un homme y a été détecté. Altérées, ces traces ne permettront pas d’identifier l’éventuel assassin mais elles peuvent servir à effectuer des comparaisons ultérieures.

L’expertise génétique n’a, en outre, permis de retrouvé aucune trace des ADN de Jean-Marie et Christine Villemin, les parents du petit Grégory. "C’est la preuve que la théorie absolument abjecte de la culpabilité de Christine Villemin, développée en son temps par certains enquêteurs, est fausse", a martelé Thierry Moser, avocat de Jean-Marie et Christine Villemin. La maman du petit Grégory avait été inculpée et emprisonnée le 5 juillet 1985, puis relâchée quelques semaines plus tard.

"C’est une avancée. Mais je reste extrêmement prudent, a affirmé le procureur général de Dijon. On peut raisonnablement penser que les recherches vont se poursuivre. Le président de la chambre d’instruction pourrait […] ordonner un certain nombre de prélèvements génétiques pour les comparer aux traces d’ADN retrouvées."

Rebondissements

Selon les avocats, la famille Villemin partage la prudence du procureur. "Jean-Marie et Christine Villemin sont très heureux de ces résultats d’expertise, à la fois prometteurs et encourageants. Mais ils ont compris le caractère aléatoire des investigations qui vont suivre. Rien n’est gagné, […] ils en sont parfaitement conscients", précise Me Thierry Moser.

Gregory Villemin, 4 ans et demi, avait été retrouvé mort le 16 octobre 1984, pieds et mains liés dans la Vologne, une rivière proche du domicile de ses parents, dans les Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents du petit garçon avaient reçu une lettre anonyme : "Ton fils est mort, je me suis vengé." Plusieurs lettres anonymes avaient ensuite été reçues par divers membres de la famille Villemin.

L’affaire, extrêmement médiatisée, a connu maints rebondissements mais l’enquête n’a, jusqu’à présent, jamais permis de démasquer les coupables.

 

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