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Focus

Majid Kakavand en France, Clotilde Reiss en Iran : justice ou politique ?

Majid Kakavand, ingénieur iranien, est assigné en France après une demande d'extradition américaine. L'ambassadeur d'Iran réfute l'idée d'un échange entre Kakavand et la Française Clotilde Reiss.

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Majid Kakavand, 37 ans, ingénieur électronicien de nationalité iranienne, est assigné à résidence et retenu depuis mars 2009 en France, sous le coup d'une demande d'extradition présentée par les Etats-Unis.

La justice américaine lui reproche d'avoir exporté illégalement vers l'Iran des équipements électroniques potentiellement en lien avec l'industrie nucléaire ou balistique militaire iranienne. Il risque 20 ans de prison s'il est extradé vers les Etats-Unis. La France devrait se prononcer définitivement en janvier sur la demande américaine.

FRANCE 24 a rencontré en exclusivité Majid Kakavand. Pour la première fois, face à la caméra d'Alain Chabod, il se prononce sur les charges qui pèsent contre lui, les qualifiant de "ridicules".

Pendant ce temps, Clotilde Reiss, la jeune chercheuse française interpellée en juillet dernier en Iran, est toujours bloquée à l'ambassade de France à Téhéran, en attente d'un jugement pour espionnage. Il écarte par ailleurs tout lien entre son affaire et le dossier Clotilde Reiss, affirmant même qu'il n'est pas au courant des accusations iraniennes à l'encontre de la jeune femme.

Majid Kakavand est privé de passeport, il a passé 5 mois en détention à la prison de la Santé à Paris avant d'être mis en liberté sous contrôle judiciaire en août dernier.

Pour commenter ce dossier à la lumière des difficiles relations franco-iraniennes, l'ambassadeur d'Iran en France, Seyed Mahdi Miraboutalebi, a accepté d'être l'invité de "Focus".

"La France doit-elle suivre à tel point toutes les demandes unilatérales américaines, reste-t-elle indépendante ?", s'est interrogé l'ambassadeur sur le plateau de FRANCE 24. "Il n'y a strictement aucun lien avec les programmes militaire ou nucléaire iranien, poursuit-il. Je suis vraiment étonné que nos amis français acceptent ce genre d'arguments mensongers de la part des Américains."

Quant à la possibilité d'un échange de prisonniers avec la Française Clotilde Reiss, l'ambassadeur a  écarté toute interaction entre les deux dossiers. "Notre président n'a jamais parlé d'échange, ce sont des dossiers à part qui n'ont rien à voir, explique-t-il. Nous sommes contre une telle vision des choses, politique et sans fondement."

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