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Le trafic légèrement perturbé sur le RER B

La poursuite de la grève a été votée par les conducteurs de la RATP et de la SNCF. Le trafic du RER B sera donc encore légèrement perturbé mercredi en région parisienne.

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AFP - Le trafic du RER B sera encore légèrement perturbé mercredi, jour férié, avec trois trains sur quatre et une obligation de changer de train en gare du Nord, alors que la poursuite de la grève a été votée mardi en assemblées générales par les conducteurs RATP et SNCF.

Les deux entreprises se partagent l'exploitation de cette ligne de 80 km de long entre le sud et le nord-ouest de l'Ile-de-France par laquelle transite 800.000 voyageurs par jour en moyenne.

Le RER B est touché par un mouvement social depuis lundi à l'appel des syndicats FO et Sud-Rail à la SNCF et FO, CGT et Sud à la RATP.

A la RATP, qui exploite le tronçon au sud de la gare du Nord (vers Saint-Rémy-la-Chevreuse et Robinson), un retour à un "service quasi-normal" est prévu pour jeudi matin, sur la base des déclarations individuelles que les grévistes doivent faire 48 heures à l'avance.

La SNCF (tronçon de gare du Nord vers Roissy-Charles-de-Gaulle/Mitry-Claye) n'a pas encore communiqué de prévisions pour jeudi.

Mercredi, les voyageurs devront encore changer de train en gare du Nord, mais l'interconnexion devrait être rétablie jeudi selon la RATP.

Le trafic entre Denfert-Rochereau et gare du Nord, interrompu depuis lundi, reprendra mercredi, a également précisé la RATP.

Mardi, deux trains sur trois ont circulé en moyenne sur les tronçons RATP du RER B et un train sur deux sur la section SNCF.

Le RER B est le premier à expérimenter l'interopérabilité, c'est-à-dire la suppression du changement de conducteur en gare du Nord pour gagner du temps et donc de la régularité. Un seul conducteur - qu'il soit SNCF ou RATP - doit désormais assurer toute la ligne. Ce nouveau système concernait déjà environ 30% des trains depuis février 2009.

Les grévistes dénoncent les conditions dans lesquelles se fait ce changement, réclamant des effectifs supplémentaires et "des plannings moins serrés entre deux trains". A la RATP, les conducteurs demandent aussi l'intégration d'une prime liée à l'interopérabilité dans leurs salaires.

"La direction joue le pourrissement, il n'y aucune négociation, donc ça continue", a déclaré à l'AFP Philippe Touzet, délégué central Sud-RATP.

Les syndicats CGT-Sud-FO-CFDT de la RATP ont également annoncé une réunion intersyndicale vendredi au sujet des conducteurs du RER A, en grève lundi, pour "décider des suites à donner au mouvement".

Dans un communiqué, Sud stigmatise "l'attitude irresponsable de la RATP qui refuse toute négociation en amont, oubliant au passage l'esprit de la loi" d'août 2007.

Plusieurs élus de droite se sont appuyés sur la journée de lundi pour réclamer un renforcement de la loi qui ne prévoit pas de réquisition et ne permet donc pas de service minimum en cas de taux de grévistes très élevé.

La loi d'août 2007 prévoit des négociations avant tout préavis de grève, la déclaration des grévistes 48 heures à l'avance, la réaffectation des agents lorsque cela est possible et l'information des voyageurs.

"La loi ne fonctionne pas quand tout le monde est en grève", a expliqué mardi le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau mais "je ne suis pas sûr qu'il faille la modifier".

"Nous devons encore améliorer le dialogue social à la SNCF et à la RATP parce qu'on aurait pu essayer d'éviter ce conflit", a également déclaré M. Bussereau.

Selon lui, les agents de la RATP doivent pouvoir conduire sur d'autres lignes que la leur. "Cette souplesse existe à la SNCF (...) il y a là un effort à faire", a estimé Dominique Bussereau.
 

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