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Onze ans après avoir illuminé Roland-Garros, Safin tire sa révérence

Un dernier match et puis s'en va. À Bercy, Marat Safin, le "bad boy" qui n'en était pas vraiment un, met un terme à une carrière remarquable, onze ans après ses premiers coups d'éclat sur la terre battue de Roland-Garros.

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Loin de faire de la figuration dans cette "der des der", face à l'Argentin Juan Martin Del Potro, Marat Safin a plutôt sorti un bon match (peut-être le meilleur de son ultime saison au plus haut niveau).

Jouant en toute décontraction, il perd d'abord le 1er set, mais renverse la vapeur dans le deuxième. Mais finalement, et malgré une belle prestation, la logique du sport l’emporte. Au dernier set, le Moscovite sauve une balle de match à 5-3 avant de craquer sous les aces du n° 5 mondial (6-4, 5-7, 6-4).

Ce dernier match en guise d'adieu ponctue sa "carrière en France, un lieu qui n’est pas anodin pour Marat. "[La France], c'est là où j’ai commencé et terminé ma carrière. Cela ne pouvait pas être mieux qu’ici", déclarait Marat devant un parterre de journalistes, qui, une fois n'est pas coutume, ont applaudi le joueur dans un rare moment d'émotion.

S'il voulait résumer sa carrière en un mot ? "Great" (Super), lâche-t-il, le sourire aux lèvres. Un euphémisme pour un joueur qui a battu les meilleurs dès 20 ans et qui a occupé la première place mondiale pendant neuf semaines en 2000. Une saison qui fut d'ailleurs, selon l'intéressé, "[sa] meilleure année" après 2005.

Sa gloire dans le monde du tennis ("un sport dur et cruel") commence sur les chapeaux de roue à Roland-Garros, en 1998. C'est lors de ce tournoi qu'il se révèle au public, lorsqu’il élimine Andre Agassi et Gustavo Kuerten lors des  premiers tours du tournoi. Il s'incline par la suite face à Cédric Pioline, au terme d’un match marathon disputé en cinq sets.

Onze ans plus tard, sous une standing ovation du public de Bercy, ce même Cédric Pioline, devenu co-directeur du tournoi, accompagné d’autres grands joueurs de la même génération - Marc Rosset, Younes El-Aynaoui, Albert Costa -, lui remet les clés de l'Open qu'il a remporté à trois reprises (2000, 2002, 2004).

Une attention toute particulière qui le touche. "Il y a beaucoup de joueurs que je ne m'attendais pas à voir. J’espère que l’ATP ne les a pas poussés à venir, dit-il en souriant., et qu’ils sont venus d’eux-mêmes. Cela signifie vraiment beaucoup pour moi."

Pour ce soir, le fête sera au programme. Mais après, pas question de se laisser aller. "Les joueurs sont géniaux quand ils sont des sportifs, mais après c'est dur pour eux. La transition s'avère difficile. Les joueurs deviennent souvent d'ex-bons joueurs. Je voudrais prendre le train en marche avant qu'il ne soit trop tard. Les prochains mois seront donc cruciaux." Sage leçon de vie pour les prochaines générations...

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