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À l'Apec, la Banque mondiale met en garde contre les dangers du protectionnisme

À la tribune du Forum économique Asie-Pacifique (Apec), le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, s'est efforcé de convaincre les pays développés des méfaits du protectionnisme sur l'économie mondiale.

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AFP - L'économie mondiale sera confrontée en 2010 à de sérieux obstacles, notamment un chômage à "grande échelle" dans les pays développés, un risque de bulle des actifs et de retour au protectionnisme, a mis en garde vendredi le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick.

"Si je soulève cette question, c'est parce que nous sommes en phase de reprise où la confiance est très importante", a déclaré M. Zoellick lors d'une conférence en marge du forum économique Asie-Pacifique à Singapour.

"Si vous ne vous attaquez pas de façon appropriée aux bulles - boursière et immobilière -, vous risquez de saper de nouveau la confiance en 2010", a-t-il ajouté.

Selon le président de la Banque Mondiale, un chômage dont le niveau restera élevé, en particulier dans les pays développés, représentera un nouveau danger pour les banques, avec des impayés sur les crédits à la consommation ou les crédits immobiliers.

M. Zoellick a également mis en garde contre le risque de voir certains pays touchés par la crise tenter de protéger leur économie en réintroduisant des mesures protectionnistes.

"Si l'on est confronté à un chômage à grande échelle, les dirigeants politiques seront sous pression et, malheureusement, seront tentés de dresser des barrières" douanières, a-t-il estimé.

Les pays du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) ont appelé jeudi à résister aux sirènes du protectionnisme afin de ne pas mettre en danger la reprise économique que connaît la région.

Avant la réunion des dirigeants prévue samedi et dimanche, les ministres des Finances des pays du Forum Asie-Pacifique (Apec) se sont également déclarés opposés à une fin prématurée des plans de relance économique mis en place pour lutter contre la crise économique mondiale, "jusqu'à ce qu'une reprise durable de la demande privée soit assurée".

Le patron de la Banque mondiale a également évoqué le spectre de l'inflation dans la région Asie-Pacifique alors que les banques ont "ouvert le robinet à liquidités".

"Cela va constituer un défi pour les banques centrales de la région qui, traditionnellement, alignent leur politique monétaire sur celle de la Réserve fédérale (Fed)" américaine, a-t-il encore déclaré.

Si les banques centrales suivent la Fed en maintenant des taux bas, elles risquent de nourrir l'inflation. Mais si elles décident de relever leurs taux, leurs monnaies vont s'apprécier ce qui rendra leurs exportations moins compétitives, selon M. Zoellick.
   

 

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