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La France se qualifie in extremis face à une Irlande héroïque

Après avoir subi le jeu intense des Irlandais, c'est finalement la France qui est parvenue à arracher son billet pour la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud au terme d'un nul (1-1) obtenu en prolongations sur une faute de main de Henry.

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Comme il fallait s’y attendre, les Irlandais ne se sont pas fait prier pour porter le danger devant le but d’Hugo Lloris. Et la malchance de poursuivre l’équipe de France. Sur l’une des premières attaques des hommes de Trapattoni, le défenseur Julien Escudé, titularisé à la place d’Eric Abidal, s’effondre sur la pelouse, le visage ensanglanté. Il a reçu un coup de coude involontaire de son coéquipier Patrice Evra lors d’un duel aérien. Une mésentente qui stigmatise les changements incessants opéré par Raymond Domenech dans la charnière centrale ?

En tous cas, la série noire se poursuit pour Escudé, qui, après un but contre son camp en  Roumanie - qui a coûté 2 précieux points aux Bleus - est obligé de sortir sur blessure à la 9e minute, remplacé par Sébastien Squillaci.

Avec six fautes sifflées dans les 20 premières minutes, c’est un match avant tout physique qui se profile. Les Irlandais jouent long devant sur leurs attaquants, ce qui pose des problèmes à la charnière centrale Gallas-Squillaci.

Quand ils ne cherchent pas la tête de leurs avant-centres, les Irlandais passent par les côtés. Le gauche de préférence. Deux centres atterrissent sur les têtes de Keane (24e), qui oblige le portier français à réaliser un exploit, et de Doyle (26e), qui ne parvient pas à propulser le ballon au fond des filets.

La France tente de jouer les contres, mais handicapée par des déchets techniques et des erreurs de placement, elle ne parvient pas à cadrer un seul tir.

Coup de tonnerre

Et c’est donc à force d’insister sur le côté gauche que les Irlandais ont vu leurs efforts  récompensés. Après une incursion de Damian Duff dans la surface, le joueur de Fulham remet un centre en retrait millimétré à Robby Keane, qui, à l’entrée des six mètres, place une frappe parfaite dans le petit filet opposé qui ne laisse aucune chance à Lloris. L’Irlande ouvre le score à la 33e minute, et remet les compteurs à zéro, puisque la France s’était imposée à Croke Park 1-0 samedi dernier.

Piqués au vif, les Bleus tentent de réagir mais se montrent maladroits dans les 15 derniers mètres. A force de vouloir jouer trop vite, ils gâchent beaucoup de ballons devant une défense Irlandaise qui se replace impeccablement. Les statistiques sont cruelles, 7 tirs en première mi-temps pour un seul cadré. Trop peu pour une équipe qui prétend rejoindre le gotha du football mondial en Afrique du Sud.

La seconde mi-temps repart sur le même rythme que la première. Moins de deux minutes après la reprise, Dunne, seul au second poteau, rate l’immanquable sur un coup franc tiré par O’Shea. Un ultime avertissement pour des Bleus mal en point face à la tactique mise en place par Trapattoni et la domination physique de ses joueurs.

Dans les attaques que les Français arrivent à mener, la finition est déplorable, à l’image de cette frappe de Pierre-André Gignac complètement ratée à la 52 ème minute.

Le sélectionneur des Bleus se décide alors à opérer son premier changement, et fait entrer Sydney Govou à la place de Gignac quatre minutes plus tard. Mais la France n’arrive pas à conserver le ballon, sujette au pressing incessant des hommes de Trapattoni. Les rares coups de pieds arrêtés en faveur des Bleus ne sont pas concrétisés.

Un vent de folie

Nouvelle énorme occasion côté Irlandais à l'heure de jeu. Lawrence lance Duff au niveau du rond central qui se retrouve seul face à Hugo Lloris. Le gardien français se couche parfaitement et repousse le ballon sur Sagna qui déclenche immédiatement le contre. Le ballon finit dans les pieds de Thierry Henry qui ne parvient pas à tromper Shay Given.

À ce moment du match, un deuxième but Irlandais obligerait les Français à en marquer deux pour se qualifier. Ajustant leur jeu de passe, les Bleus arrivent progressivement à se remettre dans le match et à prendre le dessus sur leurs adversaires. Tout en restant muets dans les 20 derniers mètres, véritable forteresse irlandaise gardée par des géants celtes.

Mais les efforts des tricolores sont insuffisants, et les Irlandais, qui se retrouvent trop souvent en un contre un en attaque, en profitent pour placer des contres incisifs. À la 72e minute, Damian Duff échoue une nouvelle fois face à Lloris, provoquant un murmure assourdissant dans les travées du Stade de France.

Le jeu se résume alors à une véritable bagarre au milieu de terrain qui accouche de part et d’autres d’attaques rapides ou de coups de pieds arrêtés, chacun essayant de porter le coup fatal à son adversaire. Comme en première période, chaque ballon long irlandais met au supplice la défense des tricolores, qui tentent de répondre par la vitesse de Nicolas Anleka ou les dribbles de Yoann Gourcuff.

Deux minutes avant la fin du temps réglementaire, Lassana Diarra, pourtant peu habitué à commettre de grossières erreurs avec le Real Madrid, offre une passe à Robby Keane à 20 mètres des buts français. Le capitaine irlandais déclenche une lourde frappe qui s’envole dans les tribunes, non sans avoir fait auparavant tressaillir les quelque 80 000 spectateurs. 

Qualifiés grâce à la main d’Henry

À l’image des trente dernières minutes du temps réglementaire, les prolongations sont un spectacle d’attaque-défense dans les deux sens, les offensives françaises se faisant toutefois plus précises. C’est finalement William Gallas qui délivre les siens à la 104e minute, sur une passe d’Henry qui a préalablement contrôlé le ballon … de la main. Deux fois.

Les gesticulations de Giovanni Trapattoni et les protestations de ses joueurs – justifiées – n'y feront rien, l’arbitre de la rencontre, M. Martin Hansson, qui avait jusque là été très bon, ne revient pas sur sa décision. Les Irlandais ne s’en relèveront pas, et c’est donc la France qui arrache la qualification pour l’Afrique du sud. "Ça a été miraculeux", a confié Raymond Domenech après le  coup de sifflet final. Un miracle au goût tout de même un peu amer.

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