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Vaste opération militaire contre les suspects du massacre de Mindanao

Dix jours après le massacre de 57 personnes dans le sud des Philippines, l'armée a investi les maisons du puissant clan Ampatuan auquel appartient le suspect principal de la tuerie.

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AFP - L'armée philippine a investi vendredi les domiciles d'un puissant clan, auquel appartient le principal suspect du massacre qui a fait 57 morts le 23 novembre, dans un village de l'île de Mindanao (sud des Philippines), a indiqué un porte-parole militaire.

"Nous recherchons des armes", a déclaré le porte-parole régional de l'armée, le lieutenant-colonel Jonathan Ponce, à la télévision GMA, alors que des militaires, soutenus par des véhicules blindés de transports de troupes, pénétraient dans le vaste lotissement du clan Ampatuan.

Andal Ampatuan Jr, élu local et fils du patriarche du clan, Andal Ampatuan, gouverneur de la province de Maguindanao depuis 2001, s'était rendu aux autorités trois jours après la tuerie - présumée liée à l'élection provinciale de 2010 - niant en être le responsable en dépit de témoignages l'accusant.

Il a été inculpé de 25 meurtres jusqu'ici et, selon les autorités, des inculpations supplémentaires pourraient lui être signifiées.

Interrogé sur l'hypothèse que les armes recherchées pourraient avoir servi dans le massacre du 23 novembre, le lieutenant-colonel Ponce a répondu: "c'est possible. Nous examinons cela".

La police a également inculpé Ampatuan Sr et quatre autres membres de la famille pour leur rôle présumé dans la tuerie. Ampatuan et son fils appartenaient à la coalition de la présidente Gloria Arroyo, avant d'en être exclus après le massacre.

Selon la police, Ampatuan Jr et une centaine de ses sbires ont tué par balles les occupants d'un convoi, au sein duquel se trouvaient notamment des parents du rival du clan à l'élection provinciale prévue l'an prochain, ainsi qu'un groupe de journalistes.

Parmi les tués, figurent 27 journalistes et au moins 22 femmes.

Le rival politique en question, Esmael Magudadatu, a affirmé que la tuerie avait été perpétrée pour le dissuader de se présenter au scrutin, le gouverneur actuel voulant réserver le poste à son fils âgé d'une quarantaine d'années.
 

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