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La présidente Arroyo décrète la loi martiale dans le sud du pays

Craignant des violences à la suite du massacre survenu le 23 novembre à Mindanao (Sud), les autorités ont décrété la loi martiale dans la région. Vingt miliciens et un important stock de munitions a été saisi lors d'un raid policier.

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AFP - La présidente philippine Gloria Arroyo a décrété samedi la loi martiale dans la province de Maguindanao (sud), peu après l'arrestation de son gouverneur, Andal Ampatuan Sr, accusé d'être lié au massacre qui a fait 57 morts le 23 novembre dans l'île de Mindanao (sud).

"La présidente (...) Arroyo a pris cette importante mesure en réponse aux appels à la justice lancés par les (proches des) victimes du massacre de Maguindanao", a déclaré ce porte-parole, Cerge Remonde, à la presse, annonçant l'instauration de la loi martiale.

Le chef de la police philippine, Jesus Verzosa, et le chef d'état-major des armées, le général Victor Ibrado, ont expliqué cette décision notamment par la menace créée par l'importante armée privée mise en place par le clan Ampatuan.

"Il y a de nombreux hommes armés qui pourraient entreprendre des actions violentes dans la province", a expliqué le général Ibrado, estimant que "par leur simple nombre, ils représentent une réelle menace pour la paix et l'ordre dans la province" de Maguindanao.

Des membres des forces spéciales ont interpellé Andal Ampatuan Sr, peu avant l'aube à son domicile de cette province, dont il est le gouverneur depuis 2001, a annoncé un porte-parole militaire de la région.

"Il a été arrêté à 02H00 (18H00 GMT vendredi) par les Forces d'action spéciale. Il n'a pas opposé de résistance", a déclaré le major Randolph Cabangbang.

Un de ses fils, Zaldy Ampatuan, gouverneur d'une zone musulmane autonome dans le sud des Philippines, a également été arrêté, selon l'armée.

Un autre fils du gouverneur, Andal Ampatuan Jr, maire d'une localité de la province, s'était rendu aux autorités trois jours après la tuerie - présumée liée à l'élection provinciale de 2010 - niant en être le responsable en dépit de témoignages l'accusant.

Il a été inculpé de 25 meurtres jusqu'ici et, selon les autorités, des inculpations supplémentaires pourraient lui être signifiées. La police avait également inculpé Ampatuan Sr et quatre autres membres de son clan pour leur rôle présumé dans la tuerie. Ampatuan Sr et Jr appartenaient à la coalition de la présidente Gloria Arroyo, avant d'en être exclus après le massacre.

Jesus Verzosa, a également indiqué qu'au moins trois autres membres du clan étaient recherchés pour leurs liens présumés avec le massacre.

Selon la police, Andal Ampatuan Jr et une centaine de ses sbires ont tué par balles les occupants d'un convoi, au sein duquel se trouvaient notamment des parents du rival du clan à l'élection provinciale prévue l'an prochain, ainsi qu'un groupe de journalistes.

Parmi les tués, figurent 27 journalistes et au moins 22 femmes.

Le rival politique en question, Esmael Magudadatu, a affirmé que la tuerie avait été perpétrée pour le dissuader de se présenter au scrutin, le gouverneur actuel voulant réserver le poste à son fils âgé d'une quarantaine d'années.

Vendredi, la police avait investi un lotissement abritant les domiciles de plusieurs membres du cla Ampatuan, à la recherche d'armes.
 

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