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Votre dinde de Noël est-elle éco-responsable ?

Après le dîner de Noël, l'heure sera au bilan calorique, financier et... écologique. Mais comment éviter d'exploser votre facture carbone ? Petit guide écolo.

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Dans quelques jours, le dîner du réveillon de Noël… et sa cohorte de chiffres indigestes. Après avoir additionné les calories et digéré le coût de ces agapes, il faudra aussi, réchauffement climatique oblige, en établir le bilan carbone. Ce qui ne sera pas une mince affaire.

Chiffres aproximatifs qui peuvent varier en fonction des produits

Apéritif
Chips (100g) - 300 g eq-CO2
Rillette de thon bio (100g) - 325 g eq-CO2

Entrée
Lardons de saumon fumé (100g) - 978 g eq-CO2

Plat de résistance
Viande de veau (100g) - 600 g eq-CO2
Volailles –chapon, dinde (100g) - 40 g eq-CO2
Pomme de terre bio (100g) - 64 g eq-CO2
Carottes bio et locales (100g) - 55 g eq-CO2

Fromage
Fromage comté AOP (100g) - 216 g eq-CO2
Pain bio (100g) - 73 g eq-CO2

Dessert
Patisserie bio (100g) - 287 g eq-CO2

Alcool
Bouteille de Champagne - 226 g eq-CO2
Bouteille de vin de Bordeaux - 100g eq-CO2
 

Si aujourd'hui beaucoup de marques affichent l’indice carbone de leurs produits, les méthodes pour le mesurer restent pour le moins floues. En attendant l’étiquetage carbone sur les produits alimentaires et de grandes consommations, qui pourrait devenir obligatoire en France dès le 1er janvier 2011, il va falloir faire appel à une dose de bon sens et un soupçon d’imagination pour l’élaboration de menus écolo-responsables.

5 kg de CO2 par jour et par personne

D’abord, un premier constat. Le bilan carbone de chaque individu en France est de 9 tonnes de CO2 par personne par an. Pour espérer stabiliser les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, il faudrait qu'il passe à 2 tonnes, comprenant entres autres les transports, l’habillement, le chauffage, l’habitation… et l’alimentation.

Or, le bilan carbone d’un repas comptabilise à la fois les émissions de gaz à effet de serre consécutives au transport des denrées mais aussi celles liées à leur fabrication : chauffage des locaux d'élevage, culture des céréales mangées par les vaches, culture des légumes, carburant nécessaire à la confection d' engrais, consommation des tracteurs… On frise l’indigestion.

Quelques règles simples

Dans la bataille contre les émissions de CO2, la production locale sort vainqueur, puisqu’elle réduit à son strict minimum l’acheminement des denrées jusqu’à l’assiette du consommateur. Pensez ensuite à privilégier les produits avec le moins d’emballage, en évitant en particulier le verre qui, certes est recyclable, mais pèse plus lourd, donc plus cher en transport. Les légumes, eux, ne doivent être bien évidement pas exotiques mais de saison...

  • 1 an de chauffage au gaz pour un trois pièces à Paris
  • 1 aller-retour Paris – New York en avion
  • 160 allers-retours Paris-Londres en train
  • 20 allers-retours Paris-Londres en avion

Si vous aimez la viande, locale ou pas, bio ou non, il va falloir assumer : l'industrie du bétail produit à elle seule plus de gaz à effet de serre que les transports. La volaille – dont le traditionnel chapon –, la plus acceptable des viandes en matière d’environnement, équivaut à 0,4 kg de carbone par kilo, soit 7 km en voiture…

Le poisson, meilleur pour la ligne, l’est aussi pour l’atmosphère, à condition de ne pas choisir une espèce menacée – le thon rouge par exemple. Quant au saumon, plutôt que de le prendre d'élevage, optez pour le sauvage et labellisé Marine Stewardship Council (MSC). Il aura été pêché dans le respect des ressources marines.
 

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