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Focus

Un passé qui ne passe pas

Le gouvernement régional du länd de Brandebourg est rattrapé par le passé de sept députés néo-communistes qui étaient des informateurs de la Stasi. Parmi eux, deux députés avaient caché ce passé gênant, ce qui leur a valu d’être exclus du parti.

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"La Stasi dehors !" Quelques centaines de citoyens manifestent tous les lundis à Potsdam, la capitale régionale du Brandebourg, contre la présence d’anciens informateurs de la Stasi au Parlement régional.

 
Vingt ans après la chute du Mur, le länd de Brandebourg n’en a toujours pas fini avec son passé. La coalition entre les sociaux-démocrates et les néo-communistes du parti die Linke, élue en septembre, a fait ressurgir le spectre de la police politique de l’ancienne RDA.
 
Passé au crible depuis les élections, le groupe parlementaire de la gauche radicale va de scandales en scandales. En quelques semaines, on a ainsi appris que 7 des 26 députés du parti die Linke ont collaboré avec la Stasi.
 
Cinq des députés incriminés avaient admis dès les années 90 avoir espionné pour le compte de la Stasi et estiment donc à l’instar de Hans-Jürgen Scharfenberg avoir fait preuve de transparence.  Ils considèrent avoir été eux aussi trahis par les députés qui ont fait mystère de leur passé.
 
Il n’empêche que l’image de la coalition gouvernementale est sérieusement écornée.  De même que celle du ministre-président Matthias Platzeck, un ancien militant pour les droits civiques en RDA. Pour recoller les morceaux, il a donc confié à Ulrike Poppe, une ancienne dissidente, le poste de chargée des questions concernant la Stasi.
 
Elue à l’unanimité jeudi dernier, Ulrike Poppe a désormais la lourde tache de faire toute la lumière sur le passé des députés du Brandebourg, mais aussi d’apporter son soutien aux victimes de la Stasi qui n’ont toujours pas été indemnisées. Contrairement aux autres régions de l’ex-Allemagne de l’est, le Brandebourg n’a pas encore fait ce travail de mémoire.
 
La “déstasification” du land de Brandebourg n’en est donc qu’à ses débuts. Et pourtant plus de la moitié des électeurs se sont prononcés dans un récent sondage en faveur de la coalition au pouvoir.

 

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