Accéder au contenu principal

Le pape bousculé avant la célébration de la messe de minuit

Benoît XVI est tombé en pénétrant dans la basilique Saint-Pierre, à la suite d'une bousculade provoquée par une femme "apparemment déséquilibrée" qui tentait de s'approcher de lui. Il a toutefois pu célébrer la messe de Noël sans encombre.

Publicité

AFP - Le pape Benoît XVI a été agressé par une "femme apparemment déséquilibrée" qui l'a jeté à terre, jeudi au début de la messe de minuit dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, mais il a toutefois célébré normalement l'office.

L'incident est intervenu durant la procession qui marque le début de la célébration, exceptionnellement entamée à 22H00 (21H00 GMT) cette année pour ménager le pape, âgé de 82 ans.

L'inconnue a franchi la barrière de sécurité et a violemment poussé le pape qui s'avançait dans la basilique accompagné d'une trentaine de cardinaux, a expliqué à l'AFP le porte-parole du pape, le père Federico Lombardi.

"C'était une agression mais pas dangereuse car elle n'était pas armée", a-t-il précisé plus tard dans la soirée, soulignant "la grande maîtrise de soi et de la situation" dont a fait preuve le pape, qui s'est rapidement relevé pour célébrer la cinquième messe de Noël de son pontificat comme si rien ne s'était passé.

Selon le père Lombardi, cette femme "apparemment déséquilibrée" avait déjà tenté de franchir les barrières de sécurité pour s'approcher du pape l'an dernier lors de la messe de minuit.

Des images transmises par la chaîne de télévision Sky News montrent clairement une femme portant une veste rouge qui saute la barrière de sécurité, prend le pape au col et le tire vers elle, le faisant tomber à terre.

L'inconnue a été arrêtée. Elle était interrogée jeudi soir par les gendarmes du Vatican. Il semble qu'elle souffre de troubles psychiques.

Le cardinal français Roger Etchegaray, vice-doyen du Sacré Collège du Vatican, 87 ans, est également tombé lors de l'incident et s'est cassé le fémur, a précisé le père Lombardi. Il a été admis à l'hôpital Gemelli à Rome.

Durant son homélie de la plus importante messe du calendrier liturgique catholique avec celle de Pâques, Benoît XVI a dénoncé l'"égoïsme" individuel et collectif. "L'égoïsme, celui du groupe comme celui de l'individu, nous tient prisonniers de nos intérêts et de nos désirs, qui s'opposent à la vérité et nous séparent les uns des autres", a-t-il dit.

S'adressant en italien aux milliers de fidèles massés dans la basilique et aux millions d'autres suivant la messe à la télévision dans le monde, le chef de l'Eglise catholique a déclaré que "les conflits dans le monde, les difficultés relationnelles proviennent du fait que nous sommes enfermés dans nos propres intérêts et dans nos opinions personnelles, dans notre minuscule monde intérieur".

Il a appelé à "renoncer à la violence" et recourir "aux seules armes de la vérité et de l'amour".

L'anticipation de la messe, alors que même Jean Paul II la célébrait toujours à minuit, y compris les dernières années de sa vie, avait provoqué des rumeurs sur d'éventuels problèmes de santé de Benoît XVI, démenties début décembre par son porte-parole. Le père Federico Lombardi avait alors affirmé à l'AFP que "la santé du pape était absolument normale".

Le messe concélébrée par le pape et une trentaine de cardinaux était dite en latin, la langue universelle de l'Eglise catholique, et les lectures et prières qui la ponctuaient étaient en italien, français, russe, philippin, portuguais et russe.

Vendredi à 12H00 (11H00 GMT), Benoît XVI doit prononcer, en une soixantaine de langues, la traditionnelle bénédiction urbi et orbi du balcon de la basilique dominant la place Saint-Pierre.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.