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Herman Van Rompuy confirme la tenue d'un sommet européen extraordinaire

Le nouveau président du Conseil européen, qui est entré en fonction le 1er janvier, a pris l'initiative d'organiser une réunion extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l'Union consacrée à l'économie, le 11 février.

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Herman Van Rompuy ne veut pas perdre de temps. Aussitôt enfilé son costume de président du Conseil européen, l’ancien Premier ministre belge annonce la tenue, le 11 février, d’un sommet extraordinaire consacré à la relance économique.

Un tel empressement à vouloir s’affirmer sur le devant de la scène n’est pas anodin, selon la spécialiste Europe de FRANCE 24, Caroline de Camaret, qui rappelle que l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne n’a pas sonné la fin des présidences tournantes. De fait, l’Espagne, qui préside l’Union européenne depuis le 1er janvier 2010, entend bien faire fructifier son passage à la tête de l’UE. "José Luis Zapatero [le chef du gouvernement espagnol] s’est fait un peu voler la vedette par Herman Van Rompuy, alors il essaye de se refaire une santé en convoquant un comité de sages pour parler de la gouvernance économique qu’il entend mettre en place."

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Madrid s’est en effet déjà mis au travail. José Luis Zapatero a réuni, ce mardi, dans la capitale espagnole, l'ancien président français de la Commission européenne Jacques Delors et l'ex-chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez afin de plancher, lui aussi, sur la crise économique.

Herman Van Rompuy, qui occupe le poste de président stable de l'Union européenne créé par le traité de Lisbonne, va devoir se résoudre à partager l’affiche. Le charismatique José Luis Zapatero n’entend pas laisser passer l’occasion de briller sur le plan européen, surtout que celui-ci "n’est pas au mieux dans son pays avec un taux de chômage à 20 % et des élections régionales qui approchent", rappelle Caroline de Camaret.

"De la place pour tout le monde"

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a cependant assuré que Madrid laisserait toute latitude au nouveau président de l'UE. "Il y a de la place pour tout le monde", a-t-il affirmé, mardi, pour rassurer les observateurs qui redoutent que cette présidence bicéphale n’entrave la bonne marche de l’Europe.

Néanmoins, la tâche s’annonce d’autant plus ardue pour le nouveau président de l’UE, qu’outre José Luis Zapatero, il doit compter avec la nouvelle responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, ainsi qu’avec José Manuel Barroso, qui débute un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Commission européenne en février.

Herman Van Rompuy, José Maneul Barroso et José Luis Zapatero doivent se réunir vendredi à Madrid pour tenter de s’entendre sur la manière dont l’UE va fonctionner. "Va-t-on assister à une cacophonie entre tous ces leaders ?" s’interroge Caroline de Camaret. En tous cas les rôles des dirigeants de l’Europe restent à définir plus clairement.
 

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